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1.000 km de route solaire: un royal coup de pouce de l'État à Colas?

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- - Patrick Kovarik - AFP

La ministre de l’Écologie souhaite que 1.000 kilomètres de route solaire voient le jour d'ici cinq ans. Une technologie qui vient tout juste d'être commercialisée par une filiale du groupe Bouygues.

C'est lors de ses vœux au Groupement des autorités responsables de transport, que la ministre a réaffirmé son intention de déployer sur le réseau routier français ce qu’elle appelle des "routes à énergie positive".

Un engagement déjà formulé en décembre 2015 et faisant partie des quatre initiatives prises, au lendemain de la COP21, en faveur du secteur des transports. 

En pratique, derrière cette appellation de "routes à énergie positive", se cache tout simplement l’idée de recouvrir de cellules photovoltaïques certaines portions de routes françaises. Et ainsi parvenir à produire de l’énergie grâce aux rayonnements du soleil.

"Wattway", une première mondiale

Une "idée" qui n’est pas sans rappeler la technologie Wattway développée par Colas. Spécialisée dans la construction et l’entretien des infrastructures de transport, l'entreprise française est la première au monde a avoir inventé et commercialisé des dalles photovoltaïques à coller sur les routes existantes. L'entreprise estime que 1 kilomètre de sa route solaire permet d'éclairer une ville de 5.000 habitants.

Sur ce nouveau marché, face à Colas, il n'existe personne. Ou presque. Le TNO Research Institute, basé aux Pays-Bas a également développé un système de pavés solaires. Mais contrairement à la technologie "Wattway", le produit proposé n'est pas suffisamment robuste pour résister à un trafic routier intense. Ce revêtement, appelé Solaroad est utilisé -à titre expérimental- pour la réalisation de pistes cyclables.

Devant le Gart, Ségolène Royal a précisé que l'État avait lancé un appel d'offres afin qu'une première tranche de "route à énergie positive" soit réalisée au printemps 2016.

Antonin Moriscot