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Montebourg: "la presse vit un crash industriel"

Arnaud Montebourg (à droite), reçu par le patron de La Poste, Philippe Wahl (à gauche).

Arnaud Montebourg (à droite), reçu par le patron de La Poste, Philippe Wahl (à gauche). - -

Le ministre du Redressement productif a comparé, ce jeudi 9 janvier, l'état de la presse à celui de la sidérurgie dans les années 1980. Il a, par la même, justifié le soutien de l'Etat au secteur.

Le diagnostic d'Arnaud Montebourg est des plus sérieux. Ce jeudi 9 janvier, le ministre du Redressement productif a estimé, lors d'une conférence de presse au siège du groupe La Poste, que "la presse vit un crash industriel".

"C'est la sidérurgie des années 1980", a-t-il déclaré avant d'ajouter que "le rôle de l'Etat n'est pas d'abandonner la presse. Si on abandonnait les subventions (...) alors que la presse est en difficulté, cela poserait un vrai problème démocratique".

"Nous devons contribuer à la stabilisation du modèle économique de la presse", a-t-il poursuivi.

Un déficit qui atteindrait 300 millions d'euros pour La Poste

Arnaud Montebourg était interrogé sur les aides de l'Etat qui permettent aux titres de presse de bénéficier de tarifs préférentiels sur le transport postal des journaux.

La question d'une révision de la loi ou d'une restriction de la liste des titres bénéficiaires a été soulevée dans le cadre des consultations menées par La Poste avec des panels de clients en vue de la présentation de son plan stratégique 2014-2020.

Les trois segments sondés (citadins, ruraux et entrepreneurs) se sont prononcés pour une restriction de ces aides. Les conclusions des consultations menées auprès des entrepreneurs soulignent que la distribution de la presse génère un coût de 996 millions d'euros, compensé par l'Etat à hauteur de 261 millions d'euros. Le déficit de La Poste, sur cette activité, s'élève à 302 millions.

J.M. avec AFP