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Le label indépendant d’Arno et M83 trouve un repreneur

Anthony Gonzalez, le chanteur du groupe de musique électronique M83, aux Eurockéennes de Belfort en juillet 2016.

Anthony Gonzalez, le chanteur du groupe de musique électronique M83, aux Eurockéennes de Belfort en juillet 2016. - AFP - Sébastien Bozon

Fleuron des labels de musique indépendant français, Naïve connaissait des difficultés financières majeures face à la baisse des ventes de disques. Il avait été placé en redressement judiciaire il y a quelques mois.

C’est finalement le distributeur de musique numérique Believe qui reprend Naïve, l'un des fleurons des labels indépendants en France, comme l’a décidé le Tribunal de commerce de Paris.

Placé en redressement judiciaire en raison de ses difficultés financières, ce label a été créé en 1998 par Patrick Zelnik. Celui-ci détenait jusque-là un peu plus de 70% du capital et s’apprête à quitter la direction du label.

9 millions d'euros

Créée il y a plus de dix ans par Denis Ladegaillerie, Believe reprend Naïve pour 9 millions d'euros et s'engage à conserver 23 des 45 postes en CDI, selon la décision du tribunal consultée par l'AFP.

Naïve, l'un des fleurons des labels indépendants en France, a compté dans ses rangs des artistes comme Benjamin Biolay ou Carla Bruni, partis ensuite dans de grandes maisons de disques. Le label compte aujourd'hui des artistes comme le Belge Arno, la chanteuse électro-rock Jeanne Added ou le groupe de musique électro M83 ainsi que 25% de musique classique.

L'option souhaitée par les salariés

"Believe a pour ambition de développer Naïve en s'appuyant sur ses artistes (...) et son catalogue dans les genres de musique qui ont fait son succès notamment en classique (Jean-François Zygel, Laurence Equilbey et Accentus), jazz (Baptiste Trotignon, Hadouk Trio), jeunesse et pop", expliquent les deux sociétés dans un communiqué commun.

Le label connaissait des difficultés financières importantes depuis plusieurs années, incapable d'adapter son modèle économique à la chute continue de la baisse de disques en France. Les salariés de Naïve s'étaient prononcés en faveur du projet de reprise de Believe, préféré par le tribunal de commerce à une proposition concurrente portée par Sony.

A.R. avec AFP