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France Télévisions: le CSA adoucit ses critiques

Selon la presse, le PDG Rémy Pflimlin aurait envisagé de démissionner lorsque le projet de rapport a fuité

Selon la presse, le PDG Rémy Pflimlin aurait envisagé de démissionner lorsque le projet de rapport a fuité - Patrick Kovarik AFP

Le gendarme de l'audiovisuel a enfin publié son rapport sur les chaînes publiques, mais en l'édulcorant des termes les plus vifs.

Enfin! Le bilan de France Télévisions effectué par le CSA (Conseil suprérieur de l'audiovisuel) est paru.

En effet, la loi sur l'audiovisuel de 2013 impose désormais au gendarme de l'audiovisuel de dresser un tel bilan.

Mais l'exercice a tourné au psychodrame. Le projet de rapport a fuité le 4 novembre sur le site de BFM Business. Les critiques du CSA ont déclenché la fureur de France Télévisions, qui a critiqué en retour le gendarme de l'audiovisuel. Selon la presse, le PDG Rémy Pflimlin aurait même menacé de démissionner...

Face à cette fureur, le CSA a reporté l'approbation du rapport, prévue pour le 5 novembre, mais qui a finalement eu lieu mercredi 10 décembre.

Les critiques restent les mêmes

Le rapport a été mis en ligne dans la foulée. Sa lecture montre que les critiques sont toujours les mêmes. Mais les mots employés ont été adoucis par rapport à la première version.

"Certains objectifs n’ont pas été entièrement atteints", maintient le CSA.

En particulier, "la qualité de certains programmes (hors information) ne lui permet pas encore de se différencier assez nettement de l’offre des chaînes privées".

Le rapport réclame toujours "une ambition plus grande en matière de programmes culturels, trop souvent relégués à des horaires tardifs".

Concernant les chaînes, "une clarification des lignes éditoriales est indispensable, qui limiterait la concurrence interne entre France 2 et France 3". 

Enfin, le rapport "regrette l’absence de réforme de France 3 régions", et juge "insuffisamment précise la répartition des responsabilités à l’intérieur du groupe".

Jamal Henni