BFM Business

France Télévisions: intox et coup bas dans la dernière ligne droite

Didier Quillot a été recalé mercredi dernier par le CSA

Didier Quillot a été recalé mercredi dernier par le CSA - Joël Saget AFP

A quelques heures du choix du nouveau président par le gendarme de l'audiovisuel, surgit la fausse rumeur d'une contestation de la procédure.

La course à la présidence de France Télévisions touche à sa fin. L'heureux élu désigné par le CSA (Conseil supérieur de l'audiovisuel) devrait être connu d'ici la fin de la semaine. 

Les auditions des sept finalistes se sont achevées ce mercredi 22 avril avec celle de la dernière candidate, Nathalie Collin (la Poste) de 14 à 16 heures dans les locaux du CSA. Les sages se réuniront ensuite pour voter.

Rebondissement dans le dernier acte

C'est précisément à ce moment que surgit la rumeur d'un recours contre le processus organisé par le CSA, recours qui mettrait en difficulté la procédure.

Mercredi midi, le blog du syndicat CGC a publié un post affirmant qu'un recours en Conseil d'Etat sera bientôt déposé par Didier Quillot, un des candidats recalés.

Contacté, l'intéressé "dément formellement cette rumeur qui me prêtre l'intention de déposer un recours devant le Conseil d'Etat. J'ai pris acte de la décision du CSA". 

Mais l'ancien patron d'Orange France et de Lagardère Active rajoute: "en tant que candidat, je souhaite simplement connaître les raisons objectives pour lesquelles le CSA a décidé de ne pas m'auditionner".

"Procédure opaque"

Même s'il ne fait pas de recours en contentieux, Didier Quillot ne mâche pas ses mots sur la méthode utilisée par le CSA: "en tant que citoyen, je regrette le choix de cette procédure opaque, où l'on ne connaît ni le nom des auditionnés, ni leur parcours, ni leur projet, ni même leur nombre. Cette procédure n'a pas permis le débat démocratique que méritait l'audiovisuel public, et en particulier France Télévisions. Ce choix de l'opacité a permis toutes les rumeurs et tous les coups bas, ce que je regrette. Pour faire preuve de transparence, j'ai mis l'intégralité de mon projet en ligne pour contribuer au débat démocratique. Il y a déjà 2.440 personnes qui l'ont consulté, ce qui témoigne certainement de la qualité de ce travail, et surtout l'intérêt d'un débat public sur le sujet".

Jamal Henni