BFM Business

Festival de Cannes: les riverains aiment... ou pas

Les riverains attendent en bas des marches pour apercevoir des stars

Les riverains attendent en bas des marches pour apercevoir des stars - Magali Rangin BFM TV

Les habitants de la région saluent le regain d'activité, mais regrettent que le festival soit pour l'essentiel fermé aux locaux.

Durant deux semaines, le festival du film attire des milliers de personnes vers la ville de Cannes, pour qui c'est le principal événement de l'année. Mais qu'en pensent les locaux? Leurs avis sont partagés.

Sébastien, entrepreneur à Antibes, est plutôt positif: "le monde a les yeux fixés sur la Croisette durant deux semaines. L'atmosphère devient différente. C'est une super vitrine. Cela procure un regain d'activité pour toute la région, avec une armée de gens mobilisés pour la logistique, le logement, les soirées... En outre, la ville est propre grâce aux éboueurs qui travaillent toute la nuit, et à la campagne de publicité de la mairie sur ce point".

Bref, pour ce créateur d'une start up immobilière, "le positif l'emporte largement". Tout juste regrette-t-il "les problèmes de circulation", et le fait que la population n'ait "pas accès aux soirées".

"Deux mondes séparés par un fossé"

Jeanne, qui habite aussi Antibes et étudie pour devenir prof de tennis, est plus mitigée. Certes, le festival "amène beaucoup de touristes et donne du travail aux locaux". Elle se félicite aussi que "la sécurité soit renforcée" face à la recrudescence des vols. Mais elle déplore "les routes saturées, la foule trop nombreuse, et l'accès difficile aux soirées". Elle voit "deux mondes séparés par un fossé: les stars, et les curieux qui attendent des heures en bas des marches pour les apercevoir".

"On regarde nos films entre nous"

Alexis, étudiant en cinéma à Nice, est plutôt déçu. Certes, il a réussi à obtenir un badge du festival, et même à y présenter le court métrage de fin d'études qu'il a produit dans une section baptisée Short film corner. Mais son film "est un peu noyé dans la masse, au milieu des 2.500 courts métrages retenus". Il espérait rencontrer des professionnels pour leur montrer ce court métrage. Mais en pratique, "c'est assez difficile". En effet, assez peu de professionnels viennent au Short film corner, qui est surtout fréquenté par les réalisateurs des courts métrages présentés. "Au final, on regarde surtout nos court métrages entre nous... Mais j'ai quand même appris en regardant travailler les producteurs et les distributeurs".

Jamal Henni, à Cannes