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Chez L'Oréal, le chômage partiel et les reports de charges, c'est "non"

Sur BFM Business, Jean-Claude Legrand, le directeur général des relations humaines de L'Oréal, assure que s'il y a bien une chose que le groupe souhaite éviter - même par temps de pandémie - c'est la mise au chômage partiel de ses salariés.

L'Oréal tient à assurer son rôle "d'employeur solidaire" et d'entreprise citoyenne. Dans un communiqué publié ce lundi, le groupe industriel français a annoncé qu'il comptait bien maintenir à 100% ses emplois. Zéro chômage partiel, zéro report de charges et commande de matériel médicale… Le spécialiste des cosmétiques veut clairement marquer le coup et afficher son engagement en matière de solidarité nationale.

Elève modèle?

Le groupe tricolore répond ainsi à l'appel à la solidarité lancé par le gouvernement auprès des grandes entreprises notamment. Pour Jean-Claude Legrand, cette décision relève de l'évidence. Dans l'émission Inside, il explique que "jamais" le groupe n'avait par le passé eu recours à l'ancêtre du chômage partiel (le chômage technique).

"Il nous a paru assez évident que L'Oréal devait être exemplaire, c'est la raison pour laquelle nous ne sollicitons pas cette aide de l'Etat français", explique-t-il.

Le directeur général des relations humaines précise que l'ambition du groupe a toujours été portée par une volonté d'agir plutôt que de parler et de soutenir les filières les plus sinistrées du fait de la pandémie. Notamment les TPE.

"Nous avons un secteur qui est très touché, que sont les coiffeurs", et dont l'activité a été suspendue "en France, depuis maintenant quelques jours", concède-t-il. "C'est le rôle de L'Oréal d'aider ces coiffeurs qui nous ont aidé à démarrer notre activité il y a plus de 100 ans".

Une façon, poursuit Jean-Claude Legrand, "de protéger les gens et de ne pas demander, de l'autre côté, à l'Etat français de venir nous aider dans cette protection.

Les dividendes attendront

Concernant les discussions qui entourent les dividendes et sur lesquelles Bruno Le Maire a appelé les entreprises à la plus grande vigilance, Jean-Claude Legrand rappelle que, par temps de crise sanitaire, la question des dividendes ne constitue en rien une priorité.

Car au-delà de la nécessité de préserver la santé des effectifs, le directeur général des relations humaines rappelle que le point le plus important tient au fait de leur permettre de télétravailler dans de bonnes conditions. En France, 9.000 personnes télétravaillent aujourd'hui pour L'Oréal et 55.000 à l'échelle mondial. Pour Jean-Claude Legrand, il va sans dire que face à ce "monde nouveau" (…) "l'agilité est plus que jamais de mise".

JCH