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Couvre-feu: une baisse de 25% du chiffre d'affaires pour les commerçants selon la CCI France

Pierre Goguet, président de CCI France, était l'invité ce lundi matin de Good Morning Business sur BFM Business.

À quelques jours d'un possible nouveau confinement, les commerçants peuvent déjà dresser un premier bilan du couvre-feu à 18h.

On a des retours, parce que dans certains départements le couvre-feu est déjà ancien. Des enquêtes très sérieuses [des CCI de Nice ou d'Aix-Marseille par exemple] montrent que la baisse moyenne du chiffre d'affaires est à peu près de 25%", a assuré ce lundi matin Pierre Goguet, président de CCI France, sur le plateau de Good Morning Business.

Il y a néanmoins "un écart-type très important", avec des différences notables selon les types de commerces.

La mise en place du 'click-and-collect' a eu beaucoup de succès en soirée, notamment dans la restauration, permettant aux restaurateurs de continuer un peu à fonctionner. Ce 'click-and-collect' a chuté de plus de 50% avec le couvre-feu", explique Pierre Goguet, qui appelle à "réactiver certaines mesures dérogatoires qui existaient" pendant le second confinement.

Plus de 'click-and-collect'

Avec "le couvre-feu à 18h, tout le monde doit rester chez soi, il n'y a pas de dérogation particulière" pour aller récupérer une commande en 'click-and-collect', comme il était possible de le faire en novembre dernier, déplore-t-il.

La livraison fonctionne, mais pas cette solution-là. Pour tous ceux qui avaient misé sur cette nouvelle procédure intéressante, qu'il faut à mon avis voir dans la durée, ça ne fonctionne plus", poursuit le président de CCI France.

"La livraison ne compense pas. Les organisations ne sont pas les mêmes, les entreprises de livraison arrivent probablement à saturation, il y a un surcoût significatif (…). C'est un peu comme les heures d'ouverture [élargies au midi ou au dimanche]. Il y a bien quelques clients qui viennent, mais il y a des commerces qui sont des commerces de fin de journée et, là, ça ne fonctionne pas absolument pas", estime-t-il, évoquant aussi "le télétravail qui vide les centres-villes".

Jérémy Bruno Journaliste BFMTV