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Comment Michelin tente de diversifier son activité en dehors du pneu

Pour grandir au-delà du pneumatique, le groupe tente depuis plusieurs années de se lancer sur de nouvelles activités dans l'hydrogène ou l'impression 3D.

Michelin prépare le monde d’après "au-delà du pneumatique". Depuis quelques années, le groupe dirigé par Florent Menegaux tente de diversifier son activité pour raviver sa croissance alors que le marché du pneumatique, qui suit déjà une faible dynamique, est pris d’assaut par les concurrents asiatiques.

"Notre raison d’être c’est d’offrir à chacun une meilleure façon d’avancer et pour cela le pneumatique est un objet formidable", a expliqué Florent Menegaux, invité de BFM Business ce mardi. Mais "nous cherchons en permanence à savoir comment nous allons travailler à une meilleure mobilité" et "à comment nos métiers vont évoluer demain", a-t-il dit.

Michelin mise sur l'hydrogène

Il y a quatre ans, Michelin a notamment lancé la plateforme "Movin’On" qui réunit 300 organisations pour "réfléchir à comment rendre la mobilité plus soutenable", a rappelé Florent Menegaux. Le groupe entend d’ailleurs accélérer sur l’hydrogène en devenant l’un des leaders mondiaux dans la pile à combustible grâce à Symbio, une coentreprise qu’il a créée avec l’équipementier Faurecia.

"Tout notre développement, toute notre science, vise à agencer différemment des matériaux pour en faire des flexibles composites. Au cœur de la pile à hydrogène, c’est un flexible composite et c’est le cœur de métier de Michelin. (…) On agence astucieusement différents matériaux pour développer de nouvelles fonctionnalités et de nouveaux usages", a détaillé le président du groupe.

Michelin prévoit également de valoriser davantage les données qu’il récolte sur ses pneus connectés et se lance aussi sur le matériel médical ou encore l’impression 3D, en passant là aussi par une joint-venture qu’il a fondée avec l’entreprise Fives.

Si ces nouveaux créneaux ne représentent pour l’heure qu’une portion infime de son chiffre d’affaires, Michelin espère qu’elles pèseront entre 20 et 30% de son activité à l’horizon 2030.

Raphaël Couderc avec Paul Louis