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Les Français inquiets sur la situation du logement

La situation de l'immobilier est alarmante

La situation de l'immobilier est alarmante - -

Les Français sont lucides quant à l’état du marché de l’immobilier en France, mais ils sont également résignés, convaincu de la faible marge de manoeuvre du gouvernement.

Les Français sont de plus en plus pessimistes sur la question du logement. La très grande majorité (83%) des particuliers estime qu’il est aujourd’hui difficile de se loger, soit une hausse de 5 points par rapport à l’étude de l’an dernier d’Ipsos pour Nexity. 33% d’entre eux jugent même qu’il est très difficile de trouver un logement.

Et tous les types de logements sont concernés. 86% des Français trouvent qu’il est compliqué de bénéficier d’un logement d’urgence et 80% d’un logement social. Dans le même temps, beaucoup soulignent les difficultés à trouver un logement en location (71%) ou en accession à la propriété (63%).

Mais quelle est, selon eux, la raison de situation ? L’immense majorité des Français accusent l’augmentation des prix de l’immobilier. Une progression due la hausse des prix du foncier. "Ils pointent ainsi avant tout une raréfaction et une hausse des prix des terrains (52%). Viennent ensuite l’augmentation des coûts de construction liés aux normes, réglementations et labels (45%), puis, la marge des promoteurs et la pénurie de logement", souligne l’étude.

Pessimisme sur les prix

Et la situation n’est pas prête d’évoluer dans le bon sens. Plus d’un tiers des particuliers craignent que les choses se détériorent dans les années à venir et 40% estiment qu’il n’y aura pas de changement. Pour eux, les prix vont continuer à progresser, à l’achat comme à la location. Et ils ont beau être 86% à vouloir une modification de la politique en matière de logement, ils ne sont que 16% à penser que le Président et le gouvernement pourront effectivement changer les choses en profondeur.

Ainsi, les Français sont assez partagés sur la capacité du gouvernement à atteindre l’objectif de 500 000 constructions par an, sachant que le rythme depuis 2007 est de 370 000 : 47% pensent que c’est possible, quand 50% pensent le contraire.

Diane Lacaze