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Montebourg: "la banque et l'assurance croient pouvoir diriger l'économie"

Arnaud Montebourg a également fait l'éloge du "patriotisme" de Pierre Medef.

Arnaud Montebourg a également fait l'éloge du "patriotisme" de Pierre Medef. - -

Le ministre du Redressement productif a critiqué, ce mercredi 5 février, le secteur financier, qui, au sein du Medef, "entretient une certaine indifférence à l'égard du maintien de nos intérêts industriels. Il a directement visé le patron du réassureur Scor, Denis Kessler.

Après l'euro fort, ce jeudi 5 janvier, Arnaud Montebourg s'en est un pris à un autre de ses meilleurs ennemis: la Finance. "Je voudrais dire que, dans le Medef, il y a peut-être deux tendances finalement", a d'abord affirmé ministre devant l'Association des journalistes parlementaires, à l'Assemblée nationale.

"Il y a celle de la banque-assurance, qui entretient une certaine indifférence à l'égard du maintien de nos intérêts industriels et productifs dans notre pays", a-t-il ensuite souligné, reprochant à ce secteur d'être à l'origine "du décrochage de la France".

"Nous sommes habitués à ce que la banque et l'assurance croient pouvoir diriger l'économie française. Et ça, ce n'est plus possible", a-t-il ajouté avant de s'en prendre au libéral Denis Kessler, patron du réassureur Scor et ancien vice-président du Medef, pour ses "philippiques un peu morbides".

Le "patriotisme" de Pierre Gattaz

En revanche, le ministre a fait l'éloge du "patriotisme" de la tendance industrielle de l'organisation patronale et de Pierre Gattaz. "Il y a au Medef des forces qui défendent les bases productives, qui défendent l'industrie. Et je tiens Pierre Gattaz parmi celles-là", a-t-il assuré, dans un compliment peu habituel de sa part.

Le ministre, qui s'en prend régulièrement aux banques dans ses interventions et à leur manque de soutien à l'industrie, a marqué sa préférence pour le "patronat industriel et patriote" face à celui, "hors sol", qui prône une France mondialisée".

Et d'ajouter que cet "esprit patriotique est le même que celui que je rencontre à la CGT, à FO ou à la CFDT".

J.M. avec AFP