BFM Business

Montebourg demande aux banquiers de prêter plus aux PME s'ils veulent gagner plus

Arnaud Montebourg estime que les PME ont un accès au crédit trop difficile.

Arnaud Montebourg estime que les PME ont un accès au crédit trop difficile. - -

Le ministre de l'Economie a reçu, lundi 19 mai, le comité exécutif de la Fédération bancaire française. Il a appelé les banques à favoriser l'accès au crédit des PME, en souhaitant que cette activité soit prise en compte pour fixer les rémunérations des dirigeants du secteur.

Comme à son habitude, Arnaud Montebourg s'est livré à une sévère critique à l'égard des banquiers. Le ministre de l'Economie a appelé, lundi 19 mai, les banques françaises à favoriser l'accès au crédit des petites et moyennes entreprises. Ce qui visiblement, elles ne feraient pas assez selon lui.

Lors de cette réunion avec le comité exécutif de la Fédération bancaire française (FBF), il a reçu Jean-Laurent Bonnafé, directeur général de BNP Paribas, François Pérol, président du directoire de BPCE (Banque Populaire et Caisses d'Epargne) et Rémy Weber (La Banque Postale). Il "a rappelé à ses interlocuteurs l'insatisfaction exprimée par de nombreuses entreprises qui témoignent d'un accès beaucoup trop difficile au crédit".

Hausses de rémunérations "indécentes"

Le ministre "a demandé qu'un travail soit conduit entre ses services et la FBF pour aboutir à un engagement des établissements bancaires pour l'accès au crédit des PME et TPE et en particulier au crédit de trésorerie", explique un communiqué du ministère.

Il a "souhaité que les objectifs de développement du crédit aux PME ou TPE tiennent une place importante dans les plans stratégiques reflétant l'activité des banques, qui eux-mêmes déterminent les rémunérations variables des dirigeants d'établissements bancaires", soulignent ses services.

Le mois dernier, Arnaud Montebourg avait annoncé vouloir demander des explications aux dirigeants des banques sur l'augmentation de leurs rémunérations dans un contexte de crédit difficile pour les PME, évoquant des hausses "indécentes".

Diane Lacaze avec agences