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Le fonds de DSK en "sursis de paiement"

Dominique Strauss-Kahn aurait découvert ces derniers jours que "son principal associé lui avait caché des choses graves sur leurs affaires communes".

Dominique Strauss-Kahn aurait découvert ces derniers jours que "son principal associé lui avait caché des choses graves sur leurs affaires communes". - Archives AFP

Le fonds créé par Dominique Strauss-Kahn et son associé Thierry Leyne, qui s'est depuis donné la mort, a été placé en sursis de paiement au Luxembourg, pays où est domiciliée la société.

La série noire continue pour l'ancien patron du Fonds monétaire international. La société de gestion d'actifs LSK, pour Leyne Strauss-Kahn et Partners a obtenu lundi 27 octobre de la justice luxembourgeoise le placement en sursis de paiement de sa branche Assya Asset Management.

Cette société spécialisée dans le conseil en investissement et la gestion de fortune a été créée il y a un an par Dominique Strauss-Kahn et son associé, principal actionnaire du groupe financier, Thierry Leyne. Cette procédure intervient au lendemain de l'officialisation du suicide de ce dernier.

Selon le droit luxembourgeois, cette procédure distincte du redressement judiciaire et de la faillite peut s'appliquer quand le crédit de l'établissement concerné est "ébranlé" ou en cas d'"impasse de liquidité". Elle donne automatiquement une protection contre les créanciers, jusqu'à ce que le tribunal se prononce définitivement, ce qui pourrait prendre plusieurs semaines.

Deux millions d'euros à rembourser

Le 3 octobre dernier, la justice luxembourgeoise avait condamné en référé le groupe LSK, sa filiale Assya et son principal actionnaire Thierry Leyne à payer 2 millions d'euros à l'assureur Bâloise-Vie Luxembourg qui réclamait depuis juillet dernier le remboursement de titres du groupe LSK qui étaient dans son portefeuille.

L'assureur luxembourgeois reprochait à Assya Asset Management de ne pas se conformer aux politiques d'investissement établies par les mandats de gestion et de concentrer les investissements "de manière trop importante" sur les sociétés du groupe LSK et de ses sociétés satellites, créant ainsi une "surexposition non souhaitée du portefeuille".

Selon Le Parisien ce 28 octobre, Dominique Strauss-Kahn a découvert ces derniers jours que "son principal associé lui avait caché des choses graves sur leurs affaires communes". 

N.G. avec AFP