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Irma: environ 1,2 milliard d'euros de dégâts à Saint-Martin et Saint-Barth

L'estimation de la CCR "recouvre les dommages aux habitations, aux véhicules et aux entreprises" couverts par le régime d'indemnisation des catastrophes naturelles.

L'estimation de la CCR "recouvre les dommages aux habitations, aux véhicules et aux entreprises" couverts par le régime d'indemnisation des catastrophes naturelles. - AFP Photo - Facebook - Kévin Barrallon

La Caisse centrale de réassurance a livré, samedi 9 septembre, une estimation chiffrée des dommages causés par l'ouragan Irma.

Le coût des dommages provoqués par l'ouragan Irma sur les îles de Saint-Martin et Saint-Barthélemy est évalué à 1,2 milliard d'euros, par la Caisse centrale de réassurance (CCR), réassureur public spécialisé dans les catastrophes naturelles.

"Ce montant recouvre les dommages aux habitations, aux véhicules et aux entreprises" couverts par le régime d'indemnisation des catastrophes naturelles, indique la CCR dans un communiqué.

L'ouragan est "l'un des plus importants survenus en France depuis 35 ans", souligne l'organisme. À Saint-Martin, 60% des maisons sont inhabitables, selon des évaluations de responsables locaux.

L'arrêté de reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle pour les deux îles a été publié samedi au Journal officiel. Pour être indemnisés, les sinistrés doivent adresser leur déclaration dans les dix jours suivant la parution de l'arrêté.

La fédération du secteur a annoncé vendredi que les assureurs accepteraient les déclarations au-delà de ce délai compte tenu de l'ampleur de la catastrophe. Les assureurs "feront preuve de compréhension quant aux moyens d'attester les dommages", dit-elle.

Ancien établissement public toujours détenu à 100% par l'État français, la CCR propose aux assureurs des couvertures illimitées en matière de catastrophes naturelles et pour d'autres risques liés à l'intérêt général, comme les attentats et les actes de terrorisme. Le patron de la CCR, Bertrand Labilloy, a indiqué que la caisse disposait de "réserves suffisantes pour couvrir ce sinistre quel qu'en soit le coût".

A.M. avec AFP