BFM Business

BNP Paribas: le PDG de Société Générale appelle à ne pas "exagérer la menace systémique"

Frédéric Oudéa, le PDG de Société Générale, juge que BNP Paribas a les reins assez solides pour faire face au litige américain

Frédéric Oudéa, le PDG de Société Générale, juge que BNP Paribas a les reins assez solides pour faire face au litige américain - -

Frédéric Oudéa a, ce mercredi 11 juin, assuré qu'il ne fallait pas exagérer les risques liés aux sanctions dont BNP Paribas pourrait écoper aux Etats-Unis. Pour lui, les sommes en question sont "finançables".

Frédéric Oudéa appelle à la modération. Ce mercredi 11 juin, le PDG de Société Générale a estimé qu'il ne fallait pas "exagérer la menace systémique" liée aux poursuites dont fait l'objet BNP Paribas aux Etats-Unis.

"Je ne pense pas qu'il faille exagérer la menace systémique. Il y a un sujet particulier. Les sommes dont on parle sont évidemment finançables", a-t-il déclaré à l'occasion d'une conférence de presse consacrée au 150e anniversaire de son établissement.

Une réponse à Jean-Claude Trichet?

Le PDG de Société Générale n'a pas souhaité faire d'autre commentaire sur ce dossier.

Le 5 juin dernier, l'ancien président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, s'inquiétait des répercussions que pourrait avoir l'ensemble des sanctions qui risquent de fapper BNP Paribas.

"Je pense qu’il y a des éléments de risque systémique absolument considérables qui sont associés (à ce dossier, ndlr). Je n’avais jamais entendu parler de cela, et c’est pire que disproportionné! C’est un problème de risque systémique mondial", déclarait-il sur BFM Business.

Accusée par les Etats-Unis d'avoir réalisé des transactions en dollars avec des pays sous embargo, BNP Paribas pourrait écoper, selon la presse américaine, d'une amende supérieure à 10 milliards de dollars (7,34 milliards d'euros) et être interdite (a priori temporairement) de réaliser certaines opérations en dollars.

J.M.