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BCE: les banques n'ont "plus aucune excuse" selon Montebourg

Arnaud Montebourg s'est réjoui de la baisse des taux de la BCE.

Arnaud Montebourg s'est réjoui de la baisse des taux de la BCE. - -

Le ministre de l'Economie a salué les décisions prises par la Banque centrale européenne, ce jeudi 5 juin. Une réaction en forme d'avertissement envers les banques.

La Banque centrale européenne a annoncé ce jeudi 5 juin toute une série de mesures pour soutenir l'économie réelle et pour prévenir un risque de déflation: baisse de son principal taux directeur de 0,10 point à 0,15% -un nouveau plus bas historique- et le lancement de deux prêts de quatre ans aux banques pour encourager le crédit. Des mesures qui ont été bien accueillies par le gouvernement français, qui demande maintenant aux banquiers de jouer le jeu.

Les banques n'ont désormais "plus aucune excuse pour ne pas prêter". Les propos d'Arnaud Montebourg sont intervenus moins de deux heures après l'annonce de la Banque centrale européenne. Une réaction en forme d'avertissement. Le ministre de l'Economie a salué un "premier pas spectaculaire vers une politique monétaire plus orientée vers la croissance". Pour lui, cette baisse historique du taux directeur en dessous de zéro "place les banques devant leurs responsabilités".

La mise en garde de Sapin

Même tonalité et même vigilance du côté du ministère des Finances. Michel Sapin, lui aussi, met en garde: tout cela doit permettre concrètement aux entreprises et à l'économie en général d'en profiter. Traduction: les entreprises doivent avoir accès plus facilement à des prêts à faible coût.

Le chef de l'Etat a également réagi depuis Bruxelles: la BCE "a eu conscience que le danger, c'est la déflation" a ainsi commenté François Hollande, évoquant "le risque que les économies ne repartent pas suffisamment, que les entreprises ne parviennent pas à se financer".

Mais l'exécutif en profite aussi pour laisser la balle dans le camp des entreprises. Michel Sapin estime ainsi qu'il incombe désormais à ces dernières d'utiliser ces marges qui leur seront données pour investir et embaucher.

Isabelle Gollentz