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Barbat-Layani (FBF): "Nous n'avons pas d'inquiétude sur les banques françaises"

Marie-Anne Barbat-Layani était l'invitée de BFM Business ce lundi 24 mars.

Marie-Anne Barbat-Layani était l'invitée de BFM Business ce lundi 24 mars. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Marie-Anne Barbat-Layani, directrice générale de la Fédération Bancaire Française (FBF), était l'invitée de BFM Business ce lundi 24 mars. Elle est revenue, notamment, sur les stress tests.

Va-t-il y avoir de la casse? La revue de la qualité des actifs bancaires européens, qui sera ensuite suivie de stress tests, inquiètent les banques. Danièle Nouy, présidente du comité de supervision bancaire de la Banque centrale européenne, avait déclaré début mars que cet exercice risque de provoquer de la casse. "Mario Draghi a dit que pour être crédible, il devrait y avoir des banques défaillantes dans les stress tests".

Marie-Anne Barbat-Layani, directrice générale de la Fédération Bancaire Française, et invitée sur BFM Business ce lundi 24 mars, reconnait que c'est un enjeu considérable, sans précédent. Mais elle précise "nous n'avons pas d'inquiétude particulière pour les banques françaises".

Elle précise que "nous ne pouvons pas préjuger de ce qu'il va sortir de l'exercice. Mais il y aura un vrai dialogue".

Un fonds de résolution de 55 milliards d'euros

Par ailleurs, Marie-Anne Barbat-Layani est revenu sur le fonds de résolution. Il sera doté de 55 milliards d'euros au bout de 10 ans. Chaque banque devra verser une certaine somme. Le secteur français, lui, devra donner 10 milliards d'euros. La directrice générale de la Fédération Bancaire Française espère que cela se fera en fonction des risques. Moins une banque est risquée, moins elle donne à ce fonds.

Et enfin, Marie-Anne Barbat-Layani s'est exprimée sur la séparation des activités bancaires et notamment de la tenue de marché. Elle estime que "ce n'est pas la bonne réponse". Selon elle, le projet de la Commission européenne, tel qu'il est aujourd'hui, "pose un grave problème pour le financement des entreprises".

D. L.