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Engie: qui pour remplacer l'ex-DG Isabelle Kocher?

L'Etat détient 24% d'Engie

L'Etat détient 24% d'Engie - BERTRAND GUAY / AFP

Le conseil d'administration d'Engie se réunit ce vendredi pour désigner un nouveau directeur général. Ou plutôt une directrice générale pusique la favorite est un cadre de chez TechnipFMC, Catherine MacGregor.

L'énergéticien Engie doit réunir vendredi un conseil d'administration pour désigner son nouveau directeur général, qui sera très probablement une nouvelle directrice générale, afin de remplacer Isabelle Kocher, évincée en février, a-t-on appris de sources concordantes.

Les administrateurs ont été convoqués en fin d'après-midi pour se pencher sur cette nomination, ont indiqué à l'AFP des sources proches du processus de désignation, confirmant une information du Figaro.

Catherine MacGregor, une ancienne du géant des services pétroliers Schlumberger, actuellement chez TechnipFMC, est la grande favorite pour prendre la direction générale, ont indiqué ces sources.

Insistance de Bruno Le Maire

Sa nomination fait l'objet d'un consensus au sein du comité des nominations du conseil d'administration, qui doit encore approuver vendredi ce choix, a expliqué l'un des protagonistes.

Le président d'Engie, Jean-Pierre Clamadieu, a indiqué après le départ de Isabelle Kocher qu'il souhaitait que le poste soit pourvu pour la fin de l'année.

Il espérait une nomination dès septembre mais le feuilleton de la vente des parts d'Engie dans Suez, convoitées par Veolia, a quelque peu retardé le processus.

Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a insisté pour que le poste revienne à une femme, après l'éviction de Isabelle Kocher, ancienne figure féminine emblématique du CAC 40.

MacGregor, marquée par le secteur pétrolier et gazier

Âgée de 48 ans, Catherine MacGregor est une dirigeante française à la carrière internationale très marquée par le secteur pétrolier et gazier.

Après 23 ans chez Schlumberger, elle a rejoint en 2019 le groupe franco-américain TechnipFMC, qui devait être scindé en deux entités, une opération actuellement suspendue à la suite de la crise économique et sanitaire. Elle devait prendre la tête de l'une des entreprises issues de cette scission.

Son arrivée dans le processus de sélection chez Engie constitue "une surprise totale" mais la dirigeante a "un potentiel énorme", juge une source proche des débats.

T.L avec AFP