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Un Français sur deux est partant pour l'expatriation

Plus de 1,7 million de Français vivaient en dehors de l'Hexagone en 2015, un chiffre en hausse de 2%.

Plus de 1,7 million de Français vivaient en dehors de l'Hexagone en 2015, un chiffre en hausse de 2%. - Tookapic - CC

Déménager à l'étranger? Une expérience qui ne tente pas forcement les salariés. Seul un Français sur deux se dit prêt à prendre son passeport si le nouveau job vaut le coup.

Une expérience à l'étranger, rien de tel pour booster une carrière. Mais les Français ne se pressent pas pour sauter le pas. Un salarié sur deux se dit prêt à tenter l'expérience pour avoir le bon job, selon la dernière étude Randstad Workmonitor. Pour 18% d'entre eux, ce serait même une décision qu'ils prendraient "sans hésiter", tandis qu'un tiers le ferait "volontiers".

Pourtant, les chiffres font état d'un nombre croissant de Français qui vont s'installer ailleurs: ils étaient environ 1,7 million à vivre hors de l'Hexagone en 2015, un chiffre en hausse de 2%.

La frilosité des Français se retrouve au niveau européen, où l'on note les taux des candidats à l'expatriation les plus faibles. Ainsi, seuls 45% des Belges accepteraient de quitter leur pays, 36% des Allemands, et seulement 31% des Luxembourgeois. "J’y vois le signe, qu’en dépit du Marché unique, les barrières – linguistiques, culturelles, réglementaires, etc. – apparaissent encore trop importantes aux yeux des salariés européens pour que la mobilité professionnelle devienne une réalité en Europe", commente François Béharel, président du groupe Randstad France, dans un communiqué.

Seuls les pays du sud de l'Europe, plus touchés par la crise et dont le marché du travail est sclérosé, offrent davantage de candidats au départ. Au Portugal, ils sont 54% à accepter de boucler leur valise pour décrocher un job intéressant. Le taux grimpe à 57% en Grèce, à 61% en Italie et enfin, en Espagne, à 65%. Les Britanniques ont eux aussi des envies de mobilité, mais pour d'autres raisons. "Ils sont 55% à accepter le déracinement si, au bout du compte, le bon emploi se profile. Ce résultat est peut-être la manifestation de deux traits réputés caractéristiques de 'l’esprit' britannique, l’insularité et le pragmatisme", analyse François Béharel,

C.C.