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Sapin juge "nécessaire" un coup de pouce pour les emplois à domicile

Le ministre de l'Economie promet un geste sur les emplois à domicile

Le ministre de l'Economie promet un geste sur les emplois à domicile - -

Pour enrayer la chute des emplois à domicile, le gouvernement va accorder une nouvelle exonération de cotisations des particuliers. Le ministre de l'Economie l'a réaffirmé ce jeudi 19 juin.

Michel Sapin estime "nécessaire" de donner un coup de pouce aux emplois à domicile. C'est ce qu'a dit ce jeudi 19 juin sur i-télé le ministre de l'Economie.

Le gouvernement envisagerait d'augmenter la réduction de charges bénéficiant aux particuliers employeurs. De 75 centimes par heure travaillée actuellement, elle passerait à 1,50 euro, soit le double. Les fédérations d'employeurs à domicile estiment, elles, qu'il faudrait aller jusqu'à 2 euros par heure pour relancer veritablement l'emploi.

En tout cas, cette exonération supplémentaire entrerait en vigueur très vite, avant septembre où de nombreux particuliers recherchent des personnes pour les gardes d'enfant. Ce geste devrait coûter 300 millions d'euros en année pleine à la collectivité en intégrant l'exonération de 75 centimes.

Recul historique

Selon le rapport de la Fédération des particuliers employeurs, publié mardi 20 mai, 16.500 emplois à domicile à temps plein ont été détruits en deux ans. Un recul historique lié aussi à la conjoncture économique.

En avril, l'Acoss, l'organisme collecteur des cotisations Ursaff, notait que sur les trois derniers mois de 2013, la masse salariale versée aux employés à domicile a diminué de 2,6%. Sur un an, le recul s'est nettement amplifié, à -5,7% contre -1,4% un an plus tôt.

Le nombre total des heures déclarées a baissé de 6,1% au quatrième trimestre par rapport à la même période de 2012, et le nombre des employeurs a diminué de 3,2%, à 1,99 million.

L'une des explications: depuis le 1er janvier 2013, les employeurs à domicile ne peuvent plus déclarer leur salarié au forfait, un régime où les cotisations étaient calculées forfaitairement sur la base du SMIC, quel que soit le salaire versé.

|||sondage|||1957

P.C