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Michel Sapin: "pas de plan caché pour inverser la courbe du chômage"

Michel Sapin, ministre de l'Emploi

Michel Sapin, ministre de l'Emploi - -

Dans une interview au Parisien/Aujourd'hui en France de ce dimanche 23 juin, le ministre du Travail confirme l'objectif de l'inversion de la courbe du chômage à la fin de l'année et réfute l'idée d'un "plan caché " pour y parvenir.

Michel Sapin fait le service après-vente de la conférence sociale qui s'est déroulée en fin de semaine dernière. Dans une interview, ce dimanche 23 juin, au Parisien/ Aujourd'hui en France, le ministre de l'Emploi conteste que cette conférence ait été décevante comme l'affirment les syndicats.

"Il ne faut pas s'arrêter aux déclarations des uns et des autres", lâche ce proche de François Hollande. "Le contexte économique joue sur les déclarations des uns et des autres", explique-il.

Il rappelle également les décisions annoncées par l'exécutif, en particulier concernant les emplois non pourvus. " Là où c'est un problème de compétences disponibles, nous allons mettre en place d'ici à la fin de l'année 30.000 formations supplémentaires pour permettre à ces emplois vacants de trouver preneur".

A propos des emplois d'avenir dont 30.000 seulement ont été signés aujourd'hui, Michel Sapin s'insurge : "il est normal que la montée en charge d'un nouveau dispositif soit progressive. Nous nous sommes fixés un objectif ambitieux de 100.000 contrats cette année. Vous verrez qu'il sera tenu". Sur les contrats de génération, "j'ai haussé le ton à la conférence sociale", rappelle-t-il. Façon pour lui de dire aux entreprises de 50 à 300 salariés d'accélérer les négociations sur le recrutement des jeunes.

Au total, il estime qu'il y aura 540.000 emplois aidés en fin d'année, alors que le gouvernement en avait programmé 340.000 initialement.

La droite l'a fait en 2008

Michel Sapin réfute au passage l'idée que pour inverser la courbe du chômage, le gouvernement préparerait un "plan caché" à coup d'emplois subventionnés et de "nettoyage" des statistiques du chômage comme le dénonce l'opposition.

"Personne ne pense qu'on ne resoudra le chômage à moyen ou long terme qu'avec des emplois aidés. Mais pendant que la croissance est en panne, on fait quoi ?". Il rappelle d'ailleurs que "pendant la crise de 2008, la droite a eu recours massivement aux emplois aidés et nous ne l'avons pas critiquée pour cela".

Pas de coup de pouce au Smic

Enfin, Michel Sapin confirme qu'il n'y aura pas de coup de pouce au Smic au 1er juillet à la différence de l'an dernier. "La principale cause de la baisse du pouvoir d'achat des Français, c'est le chômage. C'est en inversant sa courbe que l'on retrouvera du pouvoir d'achat". Pas sûr que cela suffise à satisfaire les syndicats et les intéressés

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Patrick Coquidé