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Michel Sapin: "la réforme des retraites n'est pas punitive"

Michel Sapin, ministre de l'Emploi, sur BFMTV

Michel Sapin, ministre de l'Emploi, sur BFMTV - -

Au lendemain de la publication des chiffres du chômage et de l'annonce de la réforme des retraites, le ministre de l'Emploi était l'invité de BFMTV et RMC ce 28 août. Il a en particulier défendu les mesures concernant le niveau des pensions.

Hausse modérée du chômage en juillet, annonce des mesures contenues dans la réforme des retraites : l'actualité sociale est particulièrement chargée. Ce mercredi 28 août, le ministre de l'Emploi était l'invité de BFMTV et RMC pour la commenter.

Concernant les chiffres du chômage avec plus de 6.000 inscrits supplémentaires le mois dernier, il a reconnu que "ce n'est pas l'inversion de la courbe du chômage". Ajoutant : "c'est 6.000 de trop". Mais il a estimé qu'"avant de diminuer le nombre de chômeurs, il faut ralentir la hausse".

Il a rappelé que le nombre de jeunes sans emploi avait diminué pour le troisième mois consécutif. Il a également confirmé que 330.000 contrats aidés étaient ouverts actuellement en plus des emplois d'avenir pour les jeunes dont le 50.000ème vient d'être signé.

Vision punitive

Sur la réforme des retraites déjà très contestée, Michel Sapin a naturellement défendu les mesures annoncées par Jean-Marc Ayrault mardi soir. Il a lancé : " les partenaires sociaux qui gèrent les régimes complémentaires ont décidé de geler les pensions. Le gouvernement a refusé de le faire", même si les pensions du régime genéral seront à l'avenir revalorisées au 1ere octobre et non au 1er avril.

Interrogé ensuite sur les régimes spéciaux qui ne seront pas réformés sur le fond, Michel Sapin a rappelé que les salariés concernés seront quand même touchés par la hausse des cotisations et l'allongement de la durée de cotisation. Il a déploré que l'on pointe du doigt ces régimes. " Pour qu'une réforme soit structurelle, elle n'a pas besoin d'être punitive".

Enfin, concernant le dossier de la baisse du coût du travail, il a promis des annonces "dans trois semaines". Interrogé sur un éventuel "transfert" de ces cotisations, réclamé de longue date par le patronat, il a répondu: "il y aura un transfert progressif, dans des conditions qu'il faut discuter, d'une partie du financement de la famille et de la maladie vers d'autres modes de financement".

P.C