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Michel Sapin: "il faut maintenir le cap"

Michel Sapin, ministre du Travail, invité de BFMTV et RMC ce 27 mars

Michel Sapin, ministre du Travail, invité de BFMTV et RMC ce 27 mars - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Au lendemain de la publication de mauvais chiffres du chômage et à l'approche du second tour des Municipales et d'un remaniement, le ministre du Travail et proche de François Hollande était l'invité de BFMTV et RMC ce 27 mars.

Mauvais chiffres du chômage pour février, remaniement annoncé au lendemain du second tour des Municipales de dimanche, possible inflexion de la politique économique pour satisfaire "le peuple de gauche": Michel Sapin, le ministre du Travail et très proche de François Hollande, est à coup sûr l'un des hommes que l'on veut entendre en ce moment.

Invité de BFMTV et RMC ce 27 mars, il a concédé : " si vous voulez que je dise que les chiffres du chômage (de février) sont mauvais, alors je dis, oui ils sont mauvais, et j'en prends ma part de responsabilité". Ces chiffres vont "dans la mauvaise direction".

"Tout le problème est donc de savoir quels sont les éléments de cette mauvaise direction sur lesquels on peut agir", a-t-il ajouté. C'est la raison pour laquelle il faut mettre en oeuvre le pacte de responsabilité, a insisté Michel Sapin.

Pacte millimétré

Ce pacte "doit être millimétré" dans ses détails, a renchéri le ministre du Travail. Ce qui explique la durée de sa mise en oeuvre. D'autant que les "organisations patronales ne sont pas toutes sur la même longueur d'onde", a pointé Michel Sapin.

Il n'a donc rien voulu dire de précis sur le fond, mais en insistant sur le fait que les économies qui financeront le pacte ne devront pas "être défavorables ni à l'économie ni aux plus malheureux" des Français. Ce plan d'économie sera présenté "au cours du mois d'avril", a-t-il dit sans plus de précision.

"Infléchir, est-ce changer de cap ?"

Les mauvais résultats des Municipales ainsi que les chiffres du chômage vont-ils entraîner un changement de politique économique ? "Nous gardons le cap. Le cap, c'est redonner de la compétitivité", a lancé Michel Sapin.

Mais il a cependant affirmé: " infléchir, c'est changer de cap ? ". Une façon de reconnaître qu'il y aura bien des changements au moins de méthode de gouvernement. "Il faut aller plus rapidement comme l'a demandé le président de la République", a-t-il conclu.

P.C