BFM Business

La sécurité sociale va-t-elle dégraisser?

Les organismes de sécurité sociale emploient 150.000 personnes.

Les organismes de sécurité sociale emploient 150.000 personnes. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Les syndicats de la sécu appellent à une journée de grève, mardi 18 mars, pour protester contre les mesures que le gouvernement souhaiterait imposer aux organismes sociaux dans le cadre du programme d'économies de François Hollande.

François Hollande préside ce 13 mars un nouveau conseil stratégique de la dépense publique. Il ne reste plus que quelques semaines à l'exécutif pour finaliser le programme de 50 milliards d'économies avant qu'il soit présenté et envoyé à Bruxelles le 15 avril prochain.

Or, l'Etat ne sera pas le seul à être mis à la diète. Les collectivités locales et la sécurité sociale sont également concernées par les économies. Justement, le gouvernement s'apprête selon Les Echos de ce 13 mars à demander aux organismes de sécurité sociale de réduire leurs frais de fonctionnement, en particulier en supprimant des emplois sur la période 2014-2017.

L'ensemble des syndicats des caisses de sécurité sociale, très puissants dans ces organismes, en particulier FO, appellent donc leurs 150.000 salariés à faire grève, mardi 18 mars, pour protester contre ces éventuelles coupes.

13.000 postes en moins depuis 2005

Pour 2014, 500 millions d'euros d'économies sur 10 milliards d'euros de coûts de gestion des divers organismes (Urssaf, caisses d'assurance-maladie, familiales, vieillesse) ont déjà été actées.

Mais le gouvernement veut aller plus loin. Il estime que l'informatisation des procédures de remboursement doit permettre des économies supplémentaires. En particulier en matière d'emploi. Actuellement, l'ensemble des caisses emploient 152.000 salariés.

En moins de dix ans, l'informatisation, avec la carte Vitale en particulier, a déjà permis de réduire de 13.000 le nombre de postes. Pas question bien sûr de licencier à la Sécu, gérée paritairement par les partenaires sociaux. Mais le non-remplacement d'un départ à la retraite sur deux permettrait par exemple de supprimer 1.000 postes par an. Or, selon les syndicats, la seule mise en place du futur compte pénibilité en 2015 va nécessiter 300 à 400 personnes à temps plein.

|||sondage|||1702

P.C