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Jean-François Pillard (Medef): "la France ne doit plus privilégier l'emploi à court terme"

Jean-François Pillard a appelé à recréer les conditions de la croissance et de l'emploi.

Jean-François Pillard a appelé à recréer les conditions de la croissance et de l'emploi. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Le vice-président du Medef en charge des affaires sociales était l'invité de BFM Business, ce mardi 1er avril. Il est notamment revenu sur les baisses de charges et de cotisations payées par les salariés que l'exécutif veut mettre en place.

François Hollande a, lundi 31 mars, précisé un peu plus son geste à l'attention des ménages français: une baisses des cotisations payées par les salariés.

Invité de BFM Business, ce mardi 1er avril, le vice-président du Medef en charge des affaires sociales, Jean-François Pillard a indiqué attendre les détails du dispositif:

"Nous répondrons à cette question quand nous connaîtrons plus précisément la mesure qui est proposée, la façon dont elle est financée et la manière dont elle vient compléter ce qui doit être fait dans le champ du coût du travail et de la fiscalité", a-t-il réagi, interrogé sur ce dispositif.

La croissance pour le pouvoir d'achat

"Ensuite nous pensons que le meilleur moyen de redonner du pouvoir d'achat en particulier à ceux qui ont les niveaux de revenus les plus faibles, c'est de recréer les conditions de la croissance et donc de l'emploi, car ceux qui sont les plus vulnérables, aujourd'hui, sont ceux qui sont privés d'emploi".

Evoquant, ensuite, la baisse du coût du travail , il a rappelé la position de son organisation. "Nous souhaitons que cette baisse concerne l'ensemble des secteurs et l'ensemble des niveaux de salaires. Il n'est pas possible qu'un pays comme le notre continue uniquement à privilégier l'emploi court-terme, c'est à dire les secteurs à haute densité de main-d'oeuvre", a-t-il poursuivi.

Il ainsi rappelé que le Medef réclame 10 milliards d'euros de baisses de cotisations sociales payées par les entreprises, qui s'additionneraient aux 20 milliards d'euros déjà débloqués dans le cadre du Crédit impôt compétitivité pour l'emploi.

J.M. avec AFP