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Hollande annonce "une baisse des cotisations payées par les salariés"

François Hollande a annoncé la mise en place d'un pacte de solidarité.

François Hollande a annoncé la mise en place d'un pacte de solidarité. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

La président de la République s'est exprimé, ce lundi 31 mars, lors d'une allocution télévisée. Confirmant la nomination de Manuel Valls comme nouveau Premier ministre, il a annoncé une baisse des cotisations payées par les salariés.

François Hollande confirme un geste à l'attention des ménages français. Ce lundi 31 mars, il a annoncé une "baisse des cotisations payées par les salariés", ainsi qu'une diminution des impôts d'ici à 2017.

Le président de la République a justifié ces mesures en indiquant que la politique menée jusque-là ne contenait "pas assez de justice sociale et trop d’impôts". Il tirait alors les conclusions des résultats calamiteux, pour la gauche, des élections municipales.

Le chef de l'Etat s'exprimait au cours d'une allocution télévisée où il a également confirmé la nomination de Manuel Valls comme nouveau Premier ministre pour former un gouvernement "resserré".

"Pacte de solidarité"

François Hollande a également indiqué que ces mesures favorables au pouvoir d'achat s'inscrivent dans le cadre d'un "pacte de solidarité", corollaire, pour les ménages, du pacte de responsabilité, qui doit alléger les charges des entreprises.

François Hollande a d'ailleurs affirmé que ce dernier dispositif est désormais "prêt" et qu'il contiendra des baisse des charges qui viseront "en particulier, les bas salaires".

Le président de la République a aussi déclaré vouloir poursuivre "le redressement" de la France. Dans ce but, un des objectifs assignés à la future nouvelle équipe dirigée par Manuel Valls est "de redonner de la force à notre économie", chose "indispensable" car "ce sont les entreprises qui créent l'emploi et nous devons tous faire pour qu'elles y arrivent". "Car la première des injustice c'est le chômage", a-t-il fait valoir.

Convaincre Bruxelles

Evoquant ensuite les 50 milliards d'euros d'économies sur lesquelles l'exécutif doit lever le voile avant le 15 avril. Il a déclaré qu'"il ne s’agit pas de faire des économies pour faire des économies".

"Il ne peut être question de fragiliser la croissance qui repart", a-t-il poursuivi, expliquant, en ce sens, que "le gouvernement aura aussi à convaincre l’Europe que cette contribution de la France à la compétitivité et à la croissance doit être prise en compte dans le respect de ses engagements".

La France s'est engagée à revenir sous les 3% de déficit en 2015, mais la Commission l'a plusieurs fois désavouée dans ses prévisions économiques. Elle table actuellement sur un déficit de 4% pour 2014 et 3,9% pour 2015 dans l'Hexagone. Des chiffres très éloignés des objectifs de l'exécutif français, qui mise, lui, sur 3,6% en 2014 et 2,8% en 2015.

Le 5 mars dernier, la Commission européenne a placé la France sous surveillance renforcée, épinglant ses déficits. Ce lundi, le dérapage de ce même déficit public pour 2013, annoncé par l'Insee, a renforcé le bien-fondé de cet avertissement bruxellois.

Julien Marion