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Conférence sociale : Philippe Martinez ne veut pas "servir de caution" au gouvernement

La CGT a décidé de ne pas participer à la rencontre organisée à Matignon dans la matinée. Philippe Martinez explique sur BFMTV ne pas "vouloir servir de caution à la mise en oeuvre de reformes qui n'arrangeraient rien à la situation des citoyens."

Edouard Philippe a invité ce lundi matin à Matignon syndicats, patronat et associations d'élus pour lancer sa "mobilisation générale" pour l'emploi, l'écologie et l'égalité des territoires. Mais la CGT a décidé de ne pas s'y rendre.

Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, a expliqué les raisons de son absence sur BFMTV:

"La convocation du Premier Ministre est claire dans son énoncé, c'est les aider à mettre en oeuvre les décisions du président de la République. Je pense que tout le monde avait compris que la CGT ne partageait pas ses propositions".

Le secrétaire général poursuit en expliquant "ne pas vouloir servir de caution à la mise en oeuvre de réformes, si on peu appeler cela comme ça, qui n'arrangeraient rien à la situation des citoyens de ce pays".

"Nous allons de nouveau envoyer nos propositions au gouvernement. Il les connaissent par coeur, mais on ne sait jamais peut-être qu'ils ne les ont pas complètement lues", ajoute Philippe Martinez.

La CGT a fait 19 propositions pour répondre aux urgences climatiques mais aussi dans les domaines social, fiscal, et démocratique. Parmi elles, la revalorisation du smic, des pensions et des minima sociaux, la réduction du temps de travail, le rétablissement de l'impôt sur la fortune (ISF) ou la suppression de la TVA pour les produits de première nécessité. 

"J'ai déjà eu l'occasion personnellement de les dire au président le 10 décembre dernier. C'était une réunion d'ailleurs à peu près dans le format d'aujourd'hui, sauf que c'était à l'Elysée. Il y a besoin que le président de la République prenne en compte les urgences et non pas que nous continuions à discuter d'un programme qui, force est de constater, est rejeté par une grande majorité des citoyens de ce pays", tance le secrétaire général. "Qu'est-ce qu'on attend pour rétablir l'écotaxe et puis favoriser le transport des marchandises par le chemin de fer, le fret ? C'est ce que nous défendons depuis le printemps dernier", souligne Philippe Martinez.