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Chez Cisco, tous les salariés auront le choix de revenir au bureau ou pas

Cisco Systems a déjà supprimé 6.000 postes en 2014.

Cisco Systems a déjà supprimé 6.000 postes en 2014. - David Becker / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

La firme américaine (77.000 salariés dans le monde) annonce l'avènement du travail hybride, le nombre de jours au bureau ne sera pas imposé.

La question du retour au bureau agite beaucoup les grandes entreprises américaines notamment de la tech.

Avec une situation sanitaire qui s'améliore, certaines d'entre elles comme Apple estiment que le travail en présentiel doit redevenir la règle (ce qui a provoqué une belle fronde en interne). D'autres, prennent acte des modifications profondes des aspirations des salariés et ont décidé de jouer la carte de la souplesse.

C'est le cas de Cisco, géant des équipements et logiciels télécoms. Concrètement, tous ses 77.000 salariés seront libres de travailler à distance ou au bureau, selon leurs besoins et missions. Le groupe entend ainsi sonner l'ère du travail hybride.

Une demande forte des salariés

"Nous savons que le bureau tel que nous le connaissions a disparu et que nous n'utiliserons plus l'espace de travail de la même manière", indique Francine Katsoudas, Executive Vice-President and Chief People, Policy & Purpose Officer chez Cisco.
"Parce que nous savons que la clé du succès réside dans le bien-être des équipes, nous allons laisser le soin à nos collaborateurs de déterminer eux-mêmes comment ils préfèrent travailler dans ce nouveau monde hybride. Cela signifie que le nombre de jours de travail au bureau ne sera pas imposé", poursuit-elle.

Pas de vaccinnation obligatoire pour le présentiel

L'entreprise basée à San José en Californie s'appuie sur la demande de ses salariés qui pour moins d'un quart d'entre eux anticipent un retour au bureau au moins trois jours par semaine. Il faut dire aussi que Cisco est un spécialiste des outils de collaboration à distance avec sa plateforme Webex qui est mise à disposition des employés.

Cisco nous confirme par ailleurs que cette possibilité couvre bien tous ses salariés dans le monde et pas seulement ceux basés aux Etats-Unis.

Par ailleurs, contrairement à Google et Facebook qui ont annoncé mercredi qu'ils exigeraient que tous leurs employés amenés à se rendre dans leurs locaux soient vaccinés, Cisco ne l'imposera pas. En tout cas pour le moment.

Olivier Chicheportiche Journaliste BFM Business