BFM Business

CGT et FO dans la rue contre le pacte de responsabilité

Thierry Lepaon et Jean-Claude Mailly sont les organisateurs de la journée de contestation de ce 18 mars

Thierry Lepaon et Jean-Claude Mailly sont les organisateurs de la journée de contestation de ce 18 mars - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Alors que l'exécutif doit présenter le 15 avril ses arbitrages sur les économies budgétaires et les baisses de charges du pacte de responsabilité, quatre syndicats dont FO et la CGT appellent à une journée de mobilisation.

Cela faisait longtemps que les syndicats ne s'étaient pas retrouvés dans la rue. Quatre d'entre eux, CGT, FO, Unsa et FSU, appellent ce mardi 18 mars à manifester pour dénoncer la politique économique et sociale du gouvernement, et plus précisement le pacte de responsabilité promis par François Hollande. Près de 150 manifestations sont prévues à travers la France pour cette journée de grogne fourre-tout.

Dans le Grand journal de BFMBusiness, lundi soir, Jean-Claude Mailly, le patron de FO explique que "cette manifestation avait à l'origine quatre thèmes: les salaires et l'emploi, les deux préoccupations principales des salariés aujourd'hui, l'avenir du service public et celui de la sécurité sociale. Le pacte de responsabilité est venu se greffer là-dessus". Un pacte qu'il appelle d'ailleurs "pacte de complaisance".

En revanche, ni la CFDT ni la CFTC ni la CFE-CGC se joignent à la grogne : ces trois organisations soutiennent en effet la démarche du pacte. Une démarche dénoncée par Thierry Lepaon, le secrétaire général de la CGT, qui évoquait récemment "une mainmise presque idéologique" du gouvernement sur les signataires du pacte.

Clivages accentués

Visiblement, le pacte accentue donc le clivage traditionnel entre le camp réformiste mené par la CFDT et les organisations contestataires.

Mais du côté patronal, les divergences sont également importantes. Le Medef de Pierre Gattaz a du mal à présenter une ligne homogène sur les baisses de charges, toutes ses composantes n'ayant pas les mêmes intérêts. La grande distribution, par exemple, veut des baisses ciblées sur les bas salaires quand les entreprises de technologie souhaitent en bénéficier pour leurs cadres et chercheurs.

Pierre Gattaz, qui tient ce 18 mars sa conférence de presse mensuelle, devrait revenir sur ce sujet alors que l'exécutif doit boucler dans les prochains jours les détails du pacte de responsabilité qui seront présentés le 15 avril.

P.C