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Arnaud Montebourg: les méthodes de Mittal "relèvent du chantage et des menaces"

Arnaud Montebour continue de dénoncer les méthodes employées par Mittal

Arnaud Montebour continue de dénoncer les méthodes employées par Mittal - -

Le ministre du Redressement productif tacle une nouvelle fois l'aciériste, dans le dossier Florange. Il assure qu'une nationalisation temporaire du site respectera le droit français et européen.

Le ministre du Redressement productif poursuit ses attaques en règle contre Lakshmi Mittal, le patron indien de l'aciériste ArcelorMittal, ce lundi 26 octobre. En déplacement à la Chapelle-Saint –Mesmin, pour saluer l’histoire de l’usine Duralex, Arnaud Montebourg a déclaré que les méthodes de Mittal "relèvent du chantage et des menaces".

Un déclaration qui survient alors que Lakshmi Mittal doit être reçu mardi à l’Elysée. Le chef d’entreprise a déjà confié au journal Le Monde qu’il était "extrêmement choqué" des précédents propos d’Arnaud Montebourg, qui disait "ne plus vouloir de Mittal" en France.

"Quand j'ai déclaré ne plus vouloir de Mittal en France, j'ai voulu dire que nous ne voulons plus des méthodes de Mittal en France, des méthodes qui relèvent du non-respect des engagements, du chantage et des menaces", a ainsi précisé, ce mardi, le ministre.

L’objet du bras de fer : l’avenir du site de Florange, dont les deux hauts-fourneaux vont fermer, si aucun repreneur ne se présente sous un délai de 60 jours. Or, Arnaud Montebourg souhaite que l’entreprise vende l’intégralité du site, et ne cède pas seulement une partie de l’usine, ce que l’aciériste refuse.

Soutenu par le gouvernement, le ministre du Redressement productif envisage désormais "une nationalisation temporaire" de l’usine. Ce mardi, il a bien précisé que cette option "serait respectueuse du droit français et européen".

Julien Marion et AFP