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Union européenne: Macron moins fermé à négocier sur l'adhésion de l'Albanie et de la Macédoine du Nord

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La France était jusqu'ici fermement opposée à l'ouverture de négociations d'adhésion avec ces deux pays des Balkans, mais le président de la République s'est dit prêt à lever son opposition sous certaines conditions.

Jusqu'ici, la France s'était toujours opposé à l'ouverture de négociations avec l'Albanie et la Macédoine du Nord, en vue d'une adhésion à l'Union européenne. Ce samedi, à la conférence sur la sécurité de Munich, Emmanuel Macron s'est dit prêt à revenir sur cette opposition, sous condition.

"On attend tous un rapport de la Commission européenne au mois de mars sur les deux pays", a déclaré le Président. "Nous devons voir ce que la Commission va dire sur l'état des avancées attendues", a-t-il ajouté et, "en fonction de cela (...) si les résultats sont positifs et que la confiance est établie, nous devons pouvoir ouvrir ensuite des négociations".

Emmanuel Macron a toutefois refusé l'idée d'un blocage purement français dans cette affaire. "Je salue le grand courage qui consiste à se cacher derrière la France quand il y a un désaccord mais je peux vous dire que plusieurs Etats étaient contre l'ouverture des négociations avec la Macédoine et l'Albanie", a-t-il dit.

L'Allemagne souhaite intégrer les pays des Balkans

Le sujet est bloqué depuis plusieurs semaines, ce qui suscite à la fois l'irritation des deux pays concernés mais aussi l'irritation de partenaires européens de la France, comme l'Allemagne, favorable à l'élargissement de l'Union européenne aux Balkans. Outre la Macédoine du Nord et l'Albanie, quatre autres pays des Balkans occidentaux aspirent à adhérer à l'Union Européenne: la Bosnie-Herzégovine, le Kosovo, le Monténégro et la Serbie. 

La Commission européenne a soumis récemment une procédure d'adhésion à l'Union européenne plus stricte et réversible afin de répondre aux conditions posées par la France au sujet de ces deux pays, avant un sommet sur les Balkans en mai.

Paris attend un rapport sur la réalité des réformes demandées à ces pays. Le sujet doit être discuté par les 27 pays de l'Union européenne, le 25 février, au cours d'une réunion des ministres des affaires européennes à Bruxelles.

La proposition ne modifie pas les règles pour l'adhésion. Mais elle sera fondée sur le mérite et soumise à des conditions.

C. S. avec AFP