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Télécoms: Montebourg veut "zéro licenciement"

Arnaud Montebourg.

Arnaud Montebourg. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Après l'annonce d'un possible rachat du réseau de Bouygues Telecom par Free afin de favoriser la reprise de SFR, les syndicats semblent confiants quant aux conséquences sur l'emploi. Le ministre du Redressement productif, lui, réclame aucun plan social ni départ volontaire.

Les grandes manoeuvres entre les trois opérateurs téléphoniques Bouygues Telecom, Free et SFR ont fait réagir les syndicats ce dimanche 9 mars.

Ceux de Bouygues ont indiqué selon l'AFP ne pas être inquiets des répercussions sur l'emploi des négociations entre leur groupe et son concurrent Free sur la cession du réseau d'antennes et les fréquences de téléphonie mobile de l'un à l'autre.

"Aujourd'hui, par rapport à l'emploi, je suis pas plus inquiet que ça", a commenté Nicolas Faber, délégué syndical CFTC, le premier syndicat chez Bouygues télécoms (avec 47% des voix). "On est dans un groupe où tous les engagements pris ont toujours été tenus", a-t-il déclaré à l'AFP.

Dans une interview aux Echos du 7 mars, Martin Bouygues, le patron du groupe de BTP et de télécoms affirmait vouloir réorganiser sa filiale et SFR " sans départs contraints". "Je prends des engagments clairs: nous ne ferons pas de plan de licenceiment; nous ne ferons pas de plan de départs volontaires". Certains salariés pourraient cependant "etre redéployés dans d'autres activités du groupe", concédait-il. 

Chez Free, "on est plutôt rassuré", a indiqué à l'AFP un délégué syndical CFDT, le premier syndicat de l'entreprise. "Nous développer davantage de manière fiable et performante sans passer par Orange est une garantie d'emploi pour nos salariés", a-t-il ajouté. "On est dans une dynamique de recrutement, et c'est une opportunité supplémentaire de recrutement".

Montebourg veut du "patriotisme économique"

De son côté, le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, affirme à propos des regroupements entre opérateurs : "ce sera zéro plan social, zéro plan de départs volontaires, zéro licenciement", dans une interview au Parisien/Aujourd'hui en France de ce 9 mars,

Il réclame aussi "un engagement de patriotisme économique, c'est-à-dire cotation à la Bourse de Paris, siège social en France, recherche et developpement en France, relocalisation de call-centers et achat des équipements télécoms chez le français Alcatel".

La rédaction