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Renault: des centaines de salariés manifestent à Flins contre "la casse sociale"

En difficulté financière, Renault veut supprimer au total 15.000 emplois dans le monde, dans le cadre d'un plan d'économies de plus de 2 milliards d'euros sur trois ans.

En difficulté financière, Renault veut supprimer au total 15.000 emplois dans le monde, dans le cadre d'un plan d'économies de plus de 2 milliards d'euros sur trois ans. - Martin Bureau - AFP

Les salariés étaient appelés à débrayer et à se rassembler devant l'usine par l'intersyndicale CGT, CFDT, Unsa, FO et CFE-CGC de ce site, qui ne produira plus de voitures neuves au-delà de 2024.

Plusieurs centaines de salariés du groupe Renault ont manifesté mercredi devant l'usine de Flins (Yvelines) pour protester contre le plan de restructuration du constructeur automobile et dire "Non à la casse sociale", a constaté un journaliste de l'AFP.

Les salariés étaient appelés à débrayer et à se rassembler devant l'usine par l'intersyndicale CGT, CFDT, Unsa, FO et CFE-CGC de ce site, qui ne produira plus de voitures neuves au-delà de 2024, selon le projet de restructuration du groupe.

"Non à la casse sociale", pouvait-on lire sur une banderole, alors que Renault veut supprimer 4.600 emplois en France, dont 2.100 postes dans ses activités de production, 1.500 emplois dans l'ingénierie et 1.000 postes dans les fonctions support.

Fermeture du site de Choisy-le-Roi

Si Flins n'a "plus vocation à fabriquer des véhicules, ça veut dire que Renault, aujourd'hui, décide de ne plus fabriquer du tout en France de véhicules populaires" et "que Renault n'a plus la possibilité dans l'avenir de développer une gamme populaire qui pourrait répondre aux enjeux environnementaux", a dénoncé Fabien Gâche, délégué syndical central CGT.

En difficulté financière, Renault veut supprimer au total 15.000 emplois dans le monde, dans le cadre d'un plan d'économies de plus de 2 milliards d'euros sur trois ans.

Ce plan prévoit notamment la fermeture du site de réparation de moteurs et boîtes de vitesse de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne), dont l'activité doit être transférée à Flins, que Renault entend transformer "en écosystème d'économie circulaire", selon le projet du groupe.

"J'ai entendu le gouvernement dire +on veut fabriquer français, on veut faire français+. Et Renault, il fait quoi? Il délocalise. On n'est pas d'accord. Et c'est pour ça qu'aujourd'hui on sort" manifester, "parce qu'on veut obtenir quelque chose de durable sur Flins et qu'il garde de l'emploi", a déclaré Florent Vandenborne, délégué syndical CFE-CGC. 

"On nous apprend qu'on va faire de la pièce détachée", ce qui "ne représente pas une pérennité" pour l'usine, qui elle-même "donne une activité sur toute la région", s'est inquiété Mohamed Amri, chef d'unité sur le site de Flins et adhérent CFDT.

"Moi, je suis rentrée chez Renault pour fabriquer des voitures. Je ne suis pas rentrée pour fabriquer autre chose", a protesté Allia Kalklouche, déléguée CFDT. "Ça fait 27 ans que je suis là, donc je vais me battre jusqu'au bout pour avoir un nouveau véhicule, un nouveau projet", a-t-elle ajouté.

P.S. avec AFP