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Jean-Dominique Senard assure qu'une nationalisation de Renault "n'est pas utile"

Une nationalisation de Renault n'est pas à l'ordre du jour, a déclaré son président lors d’une audition à l’Assemblée Nationale ce jeudi.

Une nationalisation de Renault n'est pas à l'ordre du jour, a déclaré son président lors d’une audition à l’Assemblée Nationale ce jeudi. - AFP

Une nationalisation de Renault n'est pas à l'ordre du jour, a déclaré le président du constructeur automobile lors d’une audition à l’Assemblée nationale.

Rassurer sur l’avenir de Renault, c’était la mission ce jeudi matin de Jean-Dominique Senard. Le président de Renault était auditionné à l’Assemblée nationale, deux semaines après avoir annoncé un plan d’économies de deux milliards d’euros pour sortir du rouge.

Le constructeur va aussi bénéficier d’un prêt garanti par l’Etat de 5 milliards d’euros pour assurer le passage difficile de la crise du Covid-19. Comme les autres marques, ses ventes se sont effondrées entre mars et mai. Devant les députés, Jean-Dominique Senard a précisé que le prêt de 5 milliards d’euros serait remboursé "très rapidement" s’il devait être utilisé par le groupe. Il doit permettre de franchir le cap de juin et juillet où la marque essaie de relancer ses ventes, ce qui semble bien parti.

Une activité qui repart "plutôt bien"

Selon Reuters, Jean-Dominique Senard a déclaré que l’activité repartait "plutôt bien". Une tendance confirmée par l’AFP, qui cite des sources au sein de Renault notant "une forte reprise de l'activité" commerciale. S’il juge l’été "fondamental" pour être certain que Renault repart, Jean-Dominique Senard s’est donc voulu rassurant. Notamment en regardant le travail fourni avec son partenaire Nissan.

"Le travail a été fait, nous sommes dans une dynamique incroyablement positive, a déclaré Jean-Dominique Senard lors d'une audition à l'Assemblée nationale. Je suis très confiant dans l'avenir du groupe et de l'automobile malgré cette crise. En France, si les conditions sont réunies, si la confiance est là, je pense que la consommation peut reprendre rapidement. Il va bien sûr falloir accompagner cette reprise".

Pas de nationalisation prévue

L’avenir du groupe ne passe en tout pas pour Jean-Dominique Senard par une nationalisation de Renault. La Régie Renault avait été privatisée le 4 juillet 1990, il y a presque trente ans.

"J'ai dit que ça ne me paraissait pas à l'ordre du jour. Je n'ai rien contre l'Etat, je dis simplement que ce n'est pas utile de dépenser l'argent des contribuables et de l'investir dans une entreprise qui devrait trouver ses propres forces et générer sa propre trésorerie", a-t-il dit lors d'une audition à l'Assemblée nationale, rapporte l’agence Reuters.
Pauline Ducamp