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Jean-Baptiste Djebbari réaffirme: "il n'y aura pas de clause du grand-père à la RATP et la SNCF"

Invité de BFMTV, le secrétaire d'État aux Transports a confirmé qu'il n'y aura pas à la SNCF et la RATP de "clause du grand-père" réservant aux nouveaux embauchés le système de retraite à points. "Le gouvernement reste ouvert sur les modalités pour atteindre l'équilibre financier des retraites en 2027" a-t-il ajouté.

"Nous avons posé les bons compromis avec les syndicats de la RATP et de la SNCF sur des choses très concrètes: la population concernée ou le calcul du niveau des pensions" a déclaré le secrétaire d'État aux Transports ce jeudi, sur BFMTV et RMC.

"Pour être très clair, il n'y aura pas de clause du grand-père à la RATP et à la SNCF" a répété Jean-Baptiste Djebbari. Une telle clause aurait exclu tous les salariés actuels de ces deux entreprises publiques de transport, de l'application du futur système de retraite à points, en le réservant aux seuls nouveaux embauchés. A priori, parmi les concessions accordées par le gouvernement, le futur système ne s'appliquera aux agents de la RATP et la SNCF qu'à partir de ceux nés en 1985 (roulants) et en 1980 (sédentaires).

"Des modalités de transition sont parfois différentes"

"L'ensemble des personnels du secteur des transports intègreront bien le système universel de retraite. Il y a parfois des modalités de transition qui sont différentes. Il y a parfois des spécificités qui sont prises en compte mais tout le monde entrera bien dans le futur système" a ajouté le secrétaire d'État aux Transports.

"Le gouvernement reste ouvert et souple dans les modalités pour atteindre l'équilibre financier du système des retraites en 2027, ambition sur laquelle nous ne transigerons pas" selon Jean-Baptise Djebbari. "Je suis persuadé qu'un compromis sera trouvé" a-t-il ajouté à propos de la discussion sur l'équilibre financier. Ce thème doit être au coeur d'une conférence future avec les partenaires sociaux, dont les modalités d'organisation seront discutées demain vendredi lors d'une réunion qui se tiendra avec l'exécutif gouvernemental.

"Les blocages, les intimidations, les enfumages de franciliens dans les couloirs du métro, ce n'est pas la pratique normale du droit de grève. Pourtant, certains syndicats le pratique, se revendiquant d'un marxisme révolutionnaire. La violence, c'est l'ennemi de la démocratie" a dénoncé le secrétaire d'État à propos d'agissements de certains syndicalistes depuis le début du mouvement social, le 5 décembre 2019

Enfin, Jean-Baptise Djebbari ne soutient pas la demande du Medef de remboursement du versement transport aux entreprises franciliennes, demande motivée par le service minimum non assuré dans les transports parisiens par la RATP et la SNCG. "Je ne l'appuie pas cela sert à financer les transports collectifs" a-t-il conclu.

Frédéric Bergé