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Gilets jaunes: les gestionnaires d'autoroutes recommandent de rester chez soi

Dans une station-service du Nord le 4 novembre 2018

Dans une station-service du Nord le 4 novembre 2018 - Philippe HUGUEN, AFP/Archives

Deux sociétés concessionnaires d'autoroutes, la Sanef et Vinci, préconise d'éviter de se déplacer samedi en raison de la mobilisation des "gilets jaunes".

Des sociétés concessionnaires d'autoroutes ont appelé vendredi 16 novembre leurs clients à différer ou éviter leurs déplacements samedi, jour de mobilisation des "gilets jaunes" qui pourraient fortement perturber la circulation.

"En raison des incertitudes liées aux intentions des manifestants et des difficultés attendues pour accéder à nos réseaux puis pour y circuler, nous conseillons vivement d'annuler les déplacements prévus pour la journée de samedi", a indiqué dans un communiqué le groupe Sanef.

"La multiplicité des points de rassemblement annoncés, notamment au niveau des accès autoroutiers proches des grandes villes (Caen, Rouen, Amiens, Arras, Reims, Metz...) ou sur les barrières de péage, pourrait générer d'importantes difficultés de circulation sur nos axes. Des opérations escargot pourraient également perturber le trafic", a précisé Sanef, qui exploite plus de 2000 km d'autoroutes en France, notamment en Normandie et dans le Nord et l'Est.

Chez son concurrent Vinci Autoroutes, on "est sur la même ligne que les autres concessionnaires", a déclaré une porte-parole à l'AFP. Sur son compte Twitter, l'entreprise qui gère plus de 4400 km d'autoroutes concédées, a prévenu que "des perturbations sont à prévoir ce samedi sur l'ensemble du territoire. Si vous le pouvez, évitez de vous déplacer. Sinon, informez-vous avant de partir".

Les "gilets jaunes", mobilisation protéiforme et propagée en particulier via les réseaux sociaux, appellent à bloquer routes et points stratégiques samedi à travers le pays au cours d'une "mobilisation générale" citoyenne contre la hausse des prix des carburants.

De source policière, quelque 1500 actions sont attendues sur le terrain, même si la participation reste difficile à évaluer. Le gouvernement garantira la liberté à manifester, mais "bloquer un pays" n'est "évidemment pas acceptable", a de nouveau prévenu vendredi le Premier ministre Édouard Philippe

J. H. avec AFP