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Annonces Macron: "il y a eu un vrai geste" pour la CFDT, "le compte n'y est pas" pour FO

Le patron de la CFDT, Laurent Berger.

Le patron de la CFDT, Laurent Berger. - Ludovic Marin - AFP

Le patron de la CFDT, Laurent Berger, a noté l'"empathie" du chef de l'État lundi, celui de FO, Yves Veyrier, estime que le diagnostic "semblait avoir été entendu" mais déplore la portée des mesures qui "ne sont pas à la hauteur".

Les mesures annoncées lundi soir par Emmanuel Macron censées résoudre la crise des "gilets jaunes" s'accompagnent d'une "forme de gravité" saluée mardi par la CFDT, tandis que FO les juge "pas à la hauteur".

Interrogé sur RTL, le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a estimé que le président de la République avait "trouvé les mots pour décrire une situation sociale dégradée dans notre pays", qu'il avait "une forme de gravité" et "une forme d'empathie".

"Sur sa façon de se comporter, y compris sur le mea culpa 'j'ai pu blesser', il faut l'entendre", a dit Laurent Berger. "Hier (lundi), il y a eu un vrai geste sur le pouvoir d'achat des ménages les plus modestes et des travailleurs autour du Smic", a-t-il également salué, "ça ne représente pas rien dans la vie des gens".

"Le compte n'y est pas" pour FO

La promesse de 100 euros de plus par mois pour les personnes au Smic "ne résout pas toutes les questions sur le pouvoir d'achat qui se posent aujourd'hui", a-t-il toutefois nuancé.

"On a des réponses de court terme, on n'a pas de réponses de moyen et long terme", a aussi regretté Laurent Berger, qui souhaite voir les discussions se poursuivre et "qu'on parle recettes, dépenses et fiscalité".

Le secrétaire général de Force ouvrière, Yves Veyrier, s'est montré plus sévère sur le plateau de CNews. "Autant le diagnostic semblait avoir été entendu, (autant) les mesures ne sont pas à la hauteur", a-t-il déploré.

"Les réponses ne sont pas suffisantes, le compte n'y est pas", a-t-il poursuivi. "J'ai entendu parler de fiscalité, de service public. Qu'est-ce qu'on va faire là-dessus?", s'est interrogé Yves Veyrier.

J.-C.C. avec AFP