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Renault: manifestation spontanée des salariés de Choisy, en grève

Les salariés de Renault manifestent ce mercredi dans la ville de Choisy-le-Roi en banlieue parisienne pour protester contre la fermeture annoncée de leur usine.

Les salariés de Renault manifestent ce mercredi dans la ville de Choisy-le-Roi en banlieue parisienne pour protester contre la fermeture annoncée de leur usine. - Thomas Samson - AFP

Les salariés de Renault manifestent ce mercredi dans la ville de Choisy-le-Roi en banlieue parisienne pour protester contre la fermeture annoncée de leur usine.

Une manifestation spontanée rassemblant les salariés en grève du site de Renault à Choisy-le-Roi (Val-de-Marne), soutenus par leurs délégués syndicaux centraux et le leader de la CGT, Philippe Martinez, était en cours mercredi dans la ville, a constaté un journaliste de l'AFP.

"La direction reste douloureusement silencieuse"

Environ "300 personnes", les salariés du site en grève depuis la veille, soutenus par les délégués centraux des quatre organisations syndicales (CFE-CGC, CFDT, CGT, FO) ainsi que des "délégations venant de toute la France" et Philippe Martinez "se sont mis en marche spontanément à travers la ville en direction de la gare pour manifester leur mécontentement", a précisé à l'AFP Franck Daoût, délégué central CFDT.

"La direction reste douloureusement silencieuse. Nous l'avons sollicitée en vain afin de susciter au moins un dialogue et de calmer les esprits", a-t-il ajouté.

Le président de Renault Jean-Dominique Senard "a su se mobiliser pour Maubeuge, Caudan, Dieppe mais pas pour Choisy", a-t-il regretté, en annonçant la tenue d'une "nouvelle manifestation samedi (à Choisy) en présence des élus de la ville".

Au même moment, l'usine du constructeur automobile, spécialisée dans la rénovation et le reconditionnement des moteurs et boîtes de vitesse, restait "bloquée", selon Franck Daoût. Les salariés de Choisy, 262 au total, se sont mis en grève mardi dès ce matin 6 heures pour protester contre la fermeture annoncée de leur site, le seul, sur les quatorze que compte le groupe industriel en France, dont la fermeture définitive a été annoncée à ce stade à l'horizon 2022 dans le cadre du plan d'économies prévu par le constructeur automobile. Son activité doit être transférée au site de Flins (Yvelines), ce qui suscite "une incompréhension totale" pour Franck Daoût.

Un plan d'économies de 2 milliards d'euros

En difficulté financière et victime de l'effondrement du marché automobile, Renault a annoncé vendredi la suppression de 15.000 emplois dans le monde, dont 4.600 en France, soit près de 10% des effectifs du groupe dans l'Hexagone, avec des départs volontaires et sans licenciements, dans le cadre d'un plan d'économie de plus de 2 milliards d'euros, jusqu'en 2023.

Le constructeur va bénéficier d'un prêt de 5 milliards d'euros garanti par l'Etat. Mardi, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire s'est félicité d'avoir obtenu, en contrepartie, la préservation de l'emploi et des capacités industrielles sur le site de Maubeuge (Nord), menacé de fusion avec celui de Douai.

P Du. avec AFP