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Montebourg-Cameron: même combat?

David Cameron doit défendre l'industrie britannique face à son opinion publique

David Cameron doit défendre l'industrie britannique face à son opinion publique - -

Alors que le ministre français de l’Economie s’oppose à la reprise des activités énergie d’Alstom par General Electric, le Premier ministre britannique veut protéger les intérêts d’AstraZeneca convoité par le numéro un de la pharmacie Pfizer, lui aussi américain.

Arnaud Montebourg et le "patriotisme économique" qu’il met en avant pour défendre Alstom convoité par l’américain General Electric est-il aussi isolé qu’on le dit ?

En Grande Bretagne, le très libéral et américanophile Premier ministre David Cameron n’est pas loin de défendre, lui aussi, une forme de patriotisme économique version anglaise.

Les offres répétées de l’américain Pfizer, numéro un mondial de la pharmacie, sur le groupe britannique AstraZeneca, ont obligé David Cameron a réagir face à une opinion publique très divisée sur le sujet. Dans un discours à Davos, le 24 janvier dernier, il avait ainsi appelé les Européens à tout entreprendre pour relocaliser les emplois.

La décision appartient aux actionnaires

"La décision de toute fusion appartient aux actionnaires", a rappelé, vendredi 2 mai, le Premier ministre de sa Majesté. Mais pour aussitôt ajouter que le gouvernement doit protéger "les emplois, la science britannique, l’inventivité britannique". Ne croirait-on pas entendre Montebourg vantant le génie français qui a donné naissance au TGV… que l’on a pourtant bien du mal à exporter.

En tout cas, le Premier ministre a nommé deux hauts fonctionnaires pour étudier les promesses de Pfizer, à savoir le maintien de centres de recherche pharmaceutiques ainsi qu’une unité de production sur le territoire britannique.

La législation de Londres ne contient aucun mécanisme permettant aux autorités de contrôler les prises de participation de groupes étrangers, même dans des secteurs jugés stratégiques.

P.C