BFM Business

Donald Trump défend sa stratégie de guerre commerciale avec la Chine

-

- - Mandal Ngan-AFP

Donald Trump a assuré samedi que tout se passait "très bien avec la Chine". Le président américain défend sa stratégie économique, deux jours après avoir annoncé l'extension de droits de douane à toutes les importations chinoises, ce qui a déstabilisé les marchés boursiers.

"Les choses se passent très bien avec la Chine. Ils nous payent des dizaines de milliards de dollars, ce qui est rendu possible par les dévaluations de leur monnaie", a expliqué ce samedi sur son compte Twitter (cf illustration ci-dessous) le président américain, qui accuse régulièrement Pékin d'abaisser le cours de sa monnaie. "Jusqu'ici le consommateur ne paie rien", a poursuivi Donald Trump.

"Des pays viennent vers nous et veulent négocier de vrais accords commerciaux, non les horribles offres promotionnelles à sens unique faites par les précédentes administrations. Ils ne veulent pas être visés par les taxes des États-Unis" ajouté le président américain.

Le locataire de la Maison Blanche, qui ne cesse de souffler le chaud et le froid sur ce dossier, avait relancé jeudi 1er août la guerre commerciale au lendemain d'une brève séance de négociations à Shanghaï sans avancée. Il a annoncé que son administration allait infliger, à compter du 1er septembre, 10% de droits de douane supplémentaires sur les 300 milliards de dollars d'importations chinoises jusque-là épargnées.

Washington impose déjà des droits de douane supplémentaires de 25% sur plus de 250 milliards de dollars de biens chinois.

Si les précédents droits de douane avaient peu affecté les consommateurs, il en ira bien autrement avec ceux annoncés jeudi. Ces tarifs douaniers concerneront des biens de consommation de courante, aussi bien les sèche-cheveux, les baskets, les téléviseurs à écran plat ou les robes de mariée.

Le gouvernement chinois a averti qu'il n'aurait d'autre choix que de prendre des mesures de représailles si Donald Trump mettait sa menace à exécution.

Frédéric Bergé avec AFP