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L'Elysée veut minimiser les attaques de Montebourg contre Bruxelles

François Hollande lors de sa conférence de presse à Bruxelles le 15 mai avec José Barroso

François Hollande lors de sa conférence de presse à Bruxelles le 15 mai avec José Barroso - -

La polémique déclenchée par Arnaud Montebourg accusant José Manuel Barroso d'être le carburant du Front national continue de faire des vagues. A l'Elysée on tente de minimiser l'affaire à la veille d'un Conseil européen.

On est dans l'anecdote. Ce sera vite oublié, dit-on dans l'entourage de François Hollande.

A l'Elysée, on estime en effet qu'Arnaud Montebourg ne parlait pas au nom du gouvernement, mais répondait du tac au tac à une question d'un journaliste en accusant, dimanche 23 juin, le président de la Commission de Bruxelles, José Manuel Barroso, de faire le jeu du Front national avec la politique libérale de l'UE.

Mais l'argument porte peu à Bruxelles qui veut marquer le coup pour qu'il y a clairement un incident...

Nouveaux risques de dérapage

Un diplomate français estime quand à lui que le "coeur du système" est préservé. C'est à dire que le dialogue fonctionne toujours bien entre Matignon, l'Elysée, et la Commission.

Les négociateurs européens sont d'ailleurs plutot unanimes depuis le début du mandat de François Hollande : ils estiment que le chef de l'Etat français et son equipe de conseillers pour l'Europe même s'ils ne partagent pas forcément les mêmes idées, parlent tous le même langage. Ils ont une vision européenne et connaissent les codes de Bruxelles.

Maintenant sur la forme, les discussions s'enveniment. Il y a des risques que cela dérape encore, nous dit un négociateur français, espérant tout de même que les choses se tassent avant le Conseil européen qui a lieu jeudi et vendredi à Bruxelles.

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Mathieu Jolivet