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L'Allemagne termine 2014 avec un budget à l'équilibre

Wolgang Schaüble, le ministre des Finances d'Angela Merkel, est un fervent partisan de l'orthodoxie budgétaire.

Wolgang Schaüble, le ministre des Finances d'Angela Merkel, est un fervent partisan de l'orthodoxie budgétaire. - Ahikam Seri - Reuters

Pour la première fois depuis 1969, les comptes publics de l'Etat allemand ont été à l'équilibre en 2014, soit un an plus tôt que l'avait prévu le gouvernement d'Angela Merkel.

L'Allemagne n'a pas alourdi sa dette en 2014. L'Etat fédéral allemand a terminé l'année avec des comptes publics à l'équilibre, pour la première fois depuis 1969, et un an avant l'échéance que s'était fixée le gouvernement d'Angela Merkel, a annoncé ce mardi 13 janvier le ministère allemand des Finances.

Le projet de budget fédéral prévoyait un petit déficit de 6,5 milliards d'euros l'an dernier. Mais à la faveur de rentrées fiscales de 2,6 milliards plus importantes que prévu, de 2,9 milliards de recettes administratives supplémentaires et d'un milliard d'euros de charge d'intérêt en moins, conséquence directe des taux en baisse de ses obligations, Berlin a réussi à terminer l'année sans contracter de nouvelles dettes.

Une promesse de campagne respectée

Le gouvernement devance ainsi d'un an l'objectif du "zéro pile" cher au ministre des Finances Wolfgang Schäuble. Ce dernier avait promis un budget à l'équilibre pour 2015, et veut que l'équilibre devienne la norme pour le budget allemand. Très populaire auprès de l'électorat allemand, l'orthodoxie budgétaire était une promesse de campagne des conservateurs d'Angela Merkel et de son grand argentier aux législatives de 2013. Ils y voient un devoir envers les générations futures, dans un pays vieillissant.

Mais l'obsession du "zéro pile" est critiquée par l'opposition et certains économistes comme un dogme qui n'a pas de sens économiquement et bride l'Allemagne dans sa croissance et ses investissements.

Une dette qui excède les 2.000 milliards d'euros

Les comptes publics de l'Allemagne (Etat fédéral, Etats régionaux, communes et caisses de sécurité sociale) sont pour leur part déjà à l'équilibre depuis 2012 et devraient y être restés l'an dernier. Le chiffre pour 2014 est attendu jeudi. C'est celui qui compte au regard des exigences européennes.

Le pays est cependant toujours endetté au-delà du plafond de 60% du Produit intérieur brut (PIB) fixé par les règles de l'UE. A fin 2013 la dette, de 2.150 milliards d'euros, représentait 78% du PIB, un taux que Wolfgang Schäuble veut ramener à moins de 60% d'ici 2024.

N.G. avec AFP