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L'Allemagne s'attend à une croissance plus faible que prévu

L'Allemagne fera moins bien que prévu en termes de croissance, mais toujours mieux que le reste de la zone euro.

L'Allemagne fera moins bien que prévu en termes de croissance, mais toujours mieux que le reste de la zone euro. - Kai Pfaffenbach - Reuters

Selon le ministre allemand de l'Economie, l'Allemagne ne tiendra pas ses prévisions de croissance pour 2014. La faute à la crise en Ukraine et à la faible reprise en zone euro. Mais elle fera mieux que ses voisins.

L'heure n'est pas à la fanfaronnade outre-Rhin. La croissance allemande pourrait être plus faible en 2014 que le 1,8% prévu par le gouvernement, a annoncé le ministre de l'Economie dimanche 28 septembre.

Pour autant, elle restera dynamique par rapport à celle de ses partenaires européens, a précisé Sigmar Gabriel, le ministre social-démocrate, lors d'un entretien à la radio publique Deutschlandfunk.

En cause: la crise ukrainienne qui pèse sur le climat d'investissement, et pas seulement pour les entreprises ayant des liens commerciaux directs avec la Russie. Plus généralement, la confiance dans les milieux d'affaires pâtit de ces tensions géopolitiques.

Le ministre membre de la coalition au pouvoir a toutefois précisé que "l'Allemagne gardera, en comparaison avec l'Europe, une très bonne activité économique", soulignant que le marché du travail était "robuste". "Nous avons encore une très forte dynamique de croissance et le marché de l'emploi se porte bien", a-t-il ajouté.

Recul du PIB au deuxième trimestre

En avril, le gouvernement allemand tablait encore sur une croissance de 1,8% en 2014. Mais depuis, la première économie européenne a enregistré au deuxième trimestre un recul de son produit intérieur brut de 0,2%, selon les statistiques officielles, attribuable aux tensions géopolitiques en Ukraine et au Moyen-Orient.

Le gouvernement publie généralement une estimation révisée de son objectif de croissance à l'automne. Certains instituts de recherche et analystes ont déjà revu en baisse leurs prévisions de croissance pour l'année en cours.

L'économie allemande a bien progressé en début d'année grâce à un hiver exceptionnellement doux qui a favorisé l'activité dans le secteur de la construction. Mais elle s'est ensuite contractée de 0,2% au cours du deuxième trimestre, incitant certains observateurs à évoquer un risque de récession. La crise en Ukraine et la lenteur de la reprise en zone euro sont considérées comme les principales causes de la faiblesse.

N.G. avec agences