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Sapin veut que l'Allemagne aide à soutenir la croissance en Europe

Michel Sapin veut un geste de Berlin.

Michel Sapin veut un geste de Berlin. - Kenzo Tribouillard - AFP

Le ministre des Finances défendu vendredi 5 septembre la nécessité d'initiatives européennes pour relancer l'économie. Il appelle l'Allemagne à investir.

Le ministre des Finances Michel Sapin a appelé vendredi l'Allemagne à investir chez elle pour soutenir la croissance en Europe, estimant que "chacun a ses responsabilités". "L'Allemagne est aujourd'hui en mesure de pouvoir soutenir la demande, la croissance en Europe, en particulier par des investissements", a déclaré le ministre à quelques journalistes, à l'issue de la visite d'une entreprise à Feyzin, au sud de Lyon.

"Chacun a ses responsabilités. Nous ne sommes pas dans un monde simple où il y aurait les bons et les mauvais, où il y aurait ceux qui auraient des efforts à faire et les autres n'auraient rien à faire", a-t-il lancé. Les partenaires de Berlin attendent un geste de l'Allemagne qui affiche des comptes publics sains et un confortable excédent commercial.

Impliquer davantage le secteur privé

"Le ralentissement de la croissance touche tout le monde, les Allemands aussi", a argué Michel Sapin. L'équipe d'Angela Merkel vient de lancer une réflexion pour impliquer davantage le secteur privé dans les investissements d'infrastructures.

Laisser filer les déficits n'est en revanche pas une option pour le gouvernement allemand qui vise l'équilibre budgétaire au niveau fédéral. Interrogé sur un possible nouveau report, à 2017, de l'objectif de déficit public de la France à 3% du produit intérieur brut comme l'exigent les règles de la zone euro, Michel Sapin a déclaré: "Ce sont des questions auxquelles évidemment j'aurai à répondre, à partir du moment où le projet de budget (pour 2015, NDLR) (...) aura été établi et bien entendu, à partir du moment où j'en aurai discuté avec mes partenaires européens puisque la question n'est pas française, la question est européenne".

Il fait référence à la faible croissance ainsi qu'à la faible inflation qui, si elle devient déflation, risque de miner plus encore l'économie. Il a à nouveau appelé à "l'adaptation du rythme de la réduction des déficits à la situation d'aujourd'hui".

D. L. avec AFP