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Violents orages: l'état de catastrophe naturelle va être déclaré, assure Didier Guillaume

Des orages violents avec de fortes chutes de grêle ont causé d'importants dégâts samedi, notamment autour de Romans-sur-Isère. Le ministre de l'agriculture assure su r BFMTV que les victimes vont bénéficier de la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle. Mais il faudra attendre un ou deux jours avant la déclaration officielle.

Plusieurs départements ont subi d'importants dégâts samedi après-midi, en raison de forts orages et de violentes chutes de grêle. La Drôme a été particulièrement touchée. Ce matin le ministre de l'Agriculture Didier Guillaume s'apprête à se rendre sur les lieux.

"C'est un événement terrible comme il s'en produit assez peu. Ça a duré dix minutes, mais dix minutes d'une tornade de grêle. Les dégâts sont importants sur une zone d'une dizaine de kilomètres dans la Drôme", relate le ministre sur l'antenne de BFMTV.

Les agriculteurs sont très touchés, les vignes, les céréales ou encore les abricotiers et les pêchers sont à terre. L'indemnisation des victimes est donc urgente.

"L'état va déclarer l'état de catastrophe naturelle mais cela ne peut pas se faire dès la première matinée, il faudra attendre un jour ou deux que les données objectives remontent. Mais évidemment c'est ce que je vais dire ce matin aux agriculteurs et aux habitants qui ont dû être relogés", assure le ministre.

Première étape obligatoire: la déclaration de sinistre

L'état de catastrophe naturelle doit fait l'objet d'une publication au Journal officiel. Mais les sinistrés n'ont pas à attendre, ils doivent dès aujourd'hui se tourner vers leur assureur pour déclarer les dégâts subis. Il faut joindre à la déclaration un maximum d'éléments sur la valeur des biens, telles que factures et photos. Il faut aussi résister à la tentation de jeter les biens endommagés, car les experts pourraient avoir besoin de les examiner. Les victimes peuvent espérer recevoir une provision sur leur indemnisation dans les deux mois.

Le cas des agriculteurs est un peu plus compliqué, car les experts devront évaluer les conséquences des intempéries sur la pérennité de leur activité. 

"Les arbres sont abîmés, pas sûr qu'ils puissent reporter des fruits. Il y a la perte de récoltes, qui peut atteindre 100 % vu la force de la grêle et il y a la perte de fond. C'est à dire, est-ce que les arbres qui ont été éventrés et abîmés pourront encore produire? Il faudra replanter. Pour cela il faudra regarder de près et je vais sur place ce matin et nous prendrons toutes les mesures possibles", a affirmé Didier Guillaume.
Coralie Cathelinais