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Réforme des retraites: Gérald Darmanin exclut un recours à la "clause du grand-Père"

Invité de BFM Politique ce dimanche, le ministre de l'Action et des Comptes publics a insisté sur l'un des enjeux de la réforme des retraites, qui est de mettre en place un régime équilibré au plus vite "et pas dans 30 ans".

ée système des retraites n'est pas viable en l'état, il y a nécessité de le réformer, a plaidé ce dimanche sur BFMTV Gerald Darmanin, ministre de l'Action et des Comptes publics. "C'est un problème d'équation budgétaire. Le COR (Conseil d'orientation des retraites, NDLR) a dénoncé un trou de 10 milliards d'euros", a-t-il rappelé lors de l'émission BFM Politique

Il défend l’instauration d'un régime universel, qui remplacerait les actuels quarante-deux régimes spéciaux. "Il n'est pas normal que le chauffeur de bus de la RATP parte à la retraite avant le chauffeur de Tourcoing", a expliqué Gerald Darmanin.

Une régime équilibré

Cette remise a plat des régimes cristallise toutes les tensions et est l'un des motifs de contestation de la grève du 5 décembre. D'où l'idée avancée par certains syndicats que la réforme ne s'applique qu'aux nouveaux entrants.

"La clause du grand-père, ce n'est pas possible sinon la réforme a lieu dans 30 ans", dénonce le ministre, qui insiste sur le fait que la reforme doit concerner tout le monde.

Il insiste sur la nécessité de mettre en place un régime équilibré, où les recettes seront égales aux dépenses. "On n'a pas trouvé de l'or dans le sous sol de Bercy", commente-t-il. Il rappelle que l'Etat verse chaque année 700 millions d'euros pour équilibrer le système des retraites de la RATP. "L'impôt des Français ne doit pas payer les régimes spéciaux", conclut notre invité.

Coralie Cathelinais