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Prime de 100 euros: Martinez regrette que le patronat soit épargné

Philippe Martinez sur le plateau de BFM Politique.

Philippe Martinez sur le plateau de BFM Politique. - BFMTV

Le secrétaire général de la CGT estime que c'est "ceux qui n'ont pas beaucoup qui vont donner à ceux qui n'ont rien du tout", vu que l'augmentation de la prime d'activité sera payée par les contribuables. Il milite pour une augmentation du Smic.

Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez n'est pas satisfait des mesures annoncées par le gouvernement pour augmenter le pouvoir d'achat des Français. Il est sévère sur la hausse de 100 euros des revenus des personnes au Smic. "C'est une prime, pas une augmentation de salaire", a souligné le responsable cégétiste au micro de RFI/France 24, même si le président Emmanuel Macron "essaie de noyer le poisson". Une prime que "tous les smicards ne toucheront pas" et que "les contribuables vont payer", alors que le salaire, "ça doit être les patrons qui paient", a-t-il insisté.

Après les annonces du Président sur "le salaire d'un travailleur au Smic (qui) augmentera de 100 euros par mois dès 2019", le gouvernement a finalement choisi de passer par la prime d'activité pour atteindre une hausse de revenu de 100 euros autour du Smic.

"On épargne le patronat"

C'est "ceux qui n'ont pas beaucoup qui vont donner à ceux qui n'ont rien du tout", a résumé Philippe Martinez, en déplorant qu'"une fois de plus, on épargne le patronat" et les "grands groupes". "C'est entre citoyens qu'on va être solidaires", a-t-il poursuivi.

La CGT demande au contraire une hausse du Smic et des salaires, a-t-il rappelé, soulignant à ce propos que "les actionnaires se portent bien" en France, "champion d'Europe des dividendes" qui leur sont versés.

Interrogé sur le référendum d'initiative citoyenne, réclamé par les "gilets jaunes", le secrétaire général de la CGT a évoqué la consultation organisée au printemps chez les cheminots sur le projet de réforme ferroviaire et qui avait abouti à un "non" massif. "C'était un référendum d'initiative salariée dans une entreprise", a-t-il dit, dont il n'a pas été tenu compte, le gouvernement et la direction de la SNCF l'ayant à l'époque qualifié de "pétition".

"Ca, il faut (le) régler", a-t-il ajouté, car "les salariés, dans leur entreprise, sur des sujets très concrets, devraient pouvoir être consultés et que leur avis soit respecté". "Il y a besoin de démocratie notamment dans les entreprises, pas que dans la cité", a-t-il souligné. 

C.C. avec AFP