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Pour son futur patron, la SNCF est un "service public" qui "a une dimension économique"

Jean-Pierre Farandou a été choisi par le président de la République, Emmanuel Macron, pour succéder à Guillaume Pepy à la tête du groupe ferroviaire public au 1er janvier 2020

Jean-Pierre Farandou a été choisi par le président de la République, Emmanuel Macron, pour succéder à Guillaume Pepy à la tête du groupe ferroviaire public au 1er janvier 2020 - Eric Piermont - AFP

Jean-Pierre Farandou, choisi pour diriger la SNCF dès janvier, a martelé mercredi sa volonté de concilier service public et efficacité économique au sein des chemins de fer français, lors d'une audition au Sénat qui doit approuver sa nomination. Il rappelle que le dialogue social est "un préalable" à toute évolution.

"Je suis un enfant du service public. Être au service du bien commun c'est formidablement motivant et les cheminots en sont fiers", a déclaré Jean-Pierre Farandou, futur successeur de Guillaume Pepy à la tête de la SNCF. "Si je dois donner une priorité, le ferroviaire sera la priorité, c'est la colonne vertébrale des mobilités", a-t-il assuré, rappelant sa carrière au sein de l'entreprise depuis 1981. Il a insisté sur "l'utilité sociale et environnementale" des chemins de fer.

Mais "ce service public a une dimension économique", a-t-il souligné. "On doit rendre ce service au coût le plus ajusté pour la collectivité, car l'argent public est une denrée rare". 

"L'Etat a fait un énorme effort", en reprenant 35 milliards d'euros de dette de la SNCF, "il y a bien une contrepartie, c'est qu'elle ne se reconstitue plus", a-t-il estimé, fixant comme objectif l'équilibre financier dès 2022.

Pour cela, la SNCF devra développer ses recettes, "aller chercher plus de clients et les satisfaire", mais aussi devenir plus compétitive. Il a évoqué le besoin de rétablir "la polyvalence des cheminots". "On a devant nous un plan de productivité à un niveau peut-être jamais vu (...). Il va falloir être très attentif à l'organisation du travail, aux efficiences. C'est quelque chose qui est difficile parce que ça va se traduire par des baisses d'emplois", a-t-il prévenu.

Mais il qualifie le dialogue social comme "un préalable" à toute évolution. Affirmant vouloir "coconstruire le chemin" avec les salariés, il a ajouté qu'il y avait "des marges de manoeuvre" pour négocier les moyens d'atteindre les objectifs.

Jean-Pierre Farandou a été choisi par le président de la République, Emmanuel Macron, pour succéder à Guillaume Pepy à la tête du groupe ferroviaire public au 1er janvier 2020. La proposition du président de la République doit être validée par les commissions du développement durable de l'Assemblée nationale et du Sénat, après son audition, puis approuvée en conseil des ministres.

P.S. avec AFP