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Opérations escargots en Champagne-Ardenne contre le prix des carburants

Des opérations escargots sont en cours sur la N44 entre Vitry-le-François et Reims (Marne), sur l'A34 dans les Ardennes avec des passages par Sedan et Charleville-Mézières, ainsi qu'en Haute-Marne sur l'axe Langres-Chaumont

Des opérations escargots sont en cours sur la N44 entre Vitry-le-François et Reims (Marne), sur l'A34 dans les Ardennes avec des passages par Sedan et Charleville-Mézières, ainsi qu'en Haute-Marne sur l'axe Langres-Chaumont - Eric Cabanis - AFP

En Champagne-Ardenne, les blocages n'attendent pas le 17 novembre. Depuis ce lundi matin, les axes routiers des quatre départements de la région sont bloqués par des professionnels du transports.

Plus d'une centaine de poids lourds menaient lundi des opérations escargots sur les principaux axes routiers de la Marne, la Haute-Marne, les Ardennes et l'Aube pour protester contre la hausse des taxes appliquées sur certains carburants, a-t-on appris auprès des organisateurs.

"Environ 150 poids lourds et porte-engins sont mobilisés depuis 7H30 dans les quatre départements", a déclaré à l'AFP Guillaume Mangeart, le secrétaire général de la fédération des travaux publics de Champagne-Ardenne.

Des opérations escargots sont en cours sur la N44 entre Vitry-le-François et Reims (Marne), sur l'A34 dans les Ardennes avec des passages par Sedan et Charleville-Mézières, ainsi qu'en Haute-Marne sur l'axe Langres-Chaumont. Des barrages filtrants ont aussi été instaurés autour de l'agglomération rémoise et sur la rocade de Troyes (Aube), selon cette source.

Quatre délégations de cette fédération seront reçues en fin de matinée dans les préfectures et sous-préfectures de ces départements pour exposer leurs revendications. Raison de leur colère: la fin "brutale" du taux réduit sur le gazole non routier, utilisé pour les engins de chantier, qui est au programme du budget 2019 du gouvernement.

"Ce sera très difficile de répercuter ce surcoût. Aujourd'hui le gazole est à environ 90 centimes d'euros le litre ; au premier janvier il coûtera 1,50 euros, soit une augmentation de 60%", a déploré Guillaume Mangeart, qui demande "le gel de cette mesure" et l'instauration d'une "véritable concertation" sur ce sujet. Elle "représentera une augmentation d'impôts de près de 700 millions d'euros" pour la filière, a assuré la fédération nationale des travaux publics dans un communiqué.

Cette contestation s'inscrit dans un mouvement plus global de protestation contre la hausse de la fiscalité sur les carburants, défendue par le gouvernement au nom de l'écologie, et qui devrait atteindre son apogée samedi 17 novembre.

P.S. avec AFP