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L'ancien PDG de Lafarge Bertrand Collomb est mort

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- - JACQUES DEMARTHON / AFP

Lafarge a annoncé ce samedi le décès de Bertrand Collomb, qui a dirigé l’industriel français pendant 15 ans. C’est sous son mandat de PDG, quitté en 2007, que le groupe était devenu leader mondial du ciment.

Bertrand Collomb, figure du patronat français qui dirigea pendant 15 ans le groupe industriel Lafarge et en fit le numéro un mondial de son secteur avant même sa fusion avec le suisse Holcim, est mort à 76 ans, a annoncé samedi le groupe.

"LafargeHolcim apprend aujourd'hui avec tristesse le décès de Bertrand Collomb", écrit le groupe, qui domine le secteur mondial des matériaux de construction avec quelque 24 milliards d'euros de chiffre d'affaires, dans un communiqué. Bertrand Collomb avait dirigé le groupe de 1989 à 2003, gardant ses fonctions de président de Lafarge jusqu'en 2007.

Issu d'une famille de la grande bourgeoisie lyonnaise, fils et petit-fils de polytechnicien, Bertrand Collomb, lui-même X-Mines, avait déjà effectué la plus grande partie de sa carrière au sein de ce groupe, où il est entré en 1975.

Administrateur jusqu'à l'année dernière

Sous son mandat de PDG, Lafarge était devenu le premier groupe mondial de son secteur, grâce notamment à sa stratégie internationale. Le dirigeant, qui avait lui-même un profil international après un long passage aux Etats-Unis, avait en particulier mené l'achat de deux concurrents britanniques, Redland et Blue Circle.

Bertrand Collomb avait aussi fait le pari de la Chine bien avant ses concurrents, permettant à Lafarge d'obtenir une position privilégiée dans ce pays, devenu l'un des principaux marchés mondiaux pour les matériaux de construction. Il était resté membre du conseil d'administration de l'entité née de la fusion de Lafarge et du suisse Holcim en 2015, mais l'avait quitté l'an dernier, atteignant à 75 ans la limite d'âge.

Bertrand Collomb était aussi une figure du patronat français: il avait été sollicité plusieurs fois pour diriger le Medef, mais sans jamais accepter, préférant "se consacrer au développement de son groupe". Elu en revanche en 2001 à la tête de l'Afep (Association française des entreprises privées), il s'était montré un farouche opposant aux 35 heures et dénonçait la réglementation excessive de l'Etat qu'il qualifiait de "délire".

N.G. avec AFP